<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Webdocu.fr &#187; 2. Le Quichotte du Web</title>
	<atom:link href="http://webdocu.fr/web-documentaire/category/la-communaute/3-nos-blogs/2-le-quichotte-du-web/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://webdocu.fr/web-documentaire</link>
	<description>Nouvelles formes de narrations, connectées, multimédia et interactives</description>
	<lastBuildDate>Tue, 22 May 2012 13:00:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>De la difficulté de critiquer le webdocumentaire</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2012/02/06/de-la-difficulte-de-critiquer-un-webdocumentaire/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2012/02/06/de-la-difficulte-de-critiquer-un-webdocumentaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 13:04:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OlivierCrou</dc:creator>
				<category><![CDATA[1. Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[3. Concours / Prix]]></category>
		<category><![CDATA[3. Reflexions]]></category>
		<category><![CDATA[17 octobre 1961]]></category>
		<category><![CDATA[17.10.61]]></category>
		<category><![CDATA[analyse comparée]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[La nuit oubliée]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire et histoire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://webdocu.fr/web-documentaire/?p=8473</guid>
		<description><![CDATA[  Le 29 janvier 2012, le webdocumentaire 17.10.61, du collectif Raspouteam, recevait la Mention Spéciale au FIPA 2012 dans la catégorie Web création. C&#8217;est l&#8217;occasion de revenir sur ce webdocumentaire dans une étude comparée avec 17 octobre 1961, La Nuit oubliée de Olivier Lambert et Thomas Salva. Ces deux oeuvres, chacune à leur manière, traitant des événements tragiques survenus à Paris dans la nuit du 17 octobre 1961. Introduction Qu’est-ce qui fait la réussite d’un webdocumentaire ? À quoi tient ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--><br />
<span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"> </span></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 135px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur<br />
Le Quichotte du Web" width="125" height="125" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web</p></div>
<p>Le 29 janvier 2012, le webdocumentaire <a title="Webdocumentaire 17.10.61" href="http://www.raspouteam.org/1961/" target="_blank">17.10.61</a>, du collectif Raspouteam, recevait la Mention Spéciale au <a title="Mention Spéciale FIPA 2012" href="http://www.fipa.tm.fr/fr/fipa/2012/jury-et-palmares-web-creation.htm" target="_blank">FIPA 2012</a> dans la catégorie Web création. C&#8217;est l&#8217;occasion de revenir sur ce webdocumentaire dans une étude comparée avec <a title="Webdocumentaire La nuit oubliée" href="http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2011/10/17/la-nuit-oubliee_1587567_3224.html" target="_blank">17 octobre 1961, La Nuit oubliée</a> de Olivier Lambert et Thomas Salva.<br />
Ces deux oeuvres, chacune à leur manière, traitant des événements tragiques survenus à Paris dans la nuit du 17 octobre 1961.</p>
<h2>Introduction</h2>
<p>Qu’est-ce qui fait la réussite d’un webdocumentaire ? À quoi tient le sentiment de n’avoir pas perdu son temps en navigant dans un récit webdocumentaire ?</p>
<p>Est-ce le nombre de visiteurs – comme, à la télévision, le taux d’audience – qui doit tenir lieu de baromètre et ainsi influer sur les productions, avec un risque inhérent de formatage ? Les indices de satisfaction se développent sur le Web : le «j’aime» ou «j’aime pas» proposé par certains réseaux sociaux est bien une base ; la quantité de partages d’une vidéo peut aussi révéler l’engouement des internautes pour celle-ci. Néanmoins, pour faire avancer le webdocumentaire, pour que l’internaute s’y retrouve, pour qu’il soit admis comme une véritable œuvre (d’art) et non pas comme une simple mise en forme multi et hypermédia de l’information, il paraît plus que nécessaire que des sites dédiés à l’analyse, à la critique de ces nouveaux genres d’écriture émergent.</p>
<p>Il n’est pas proposé ici de méthode pérenne d’analyse du webdocumentaire, une sorte de «prêt à l’emploi» s’adaptant à tout webdocumentaire. Celui-ci est encore une forme de création trop récente. Il est en pleine évolution, et l’offre est vouée à muter en fonction des innovations technologiques des médias numériques.<br />
Le webdocumentaire est en filiation directe avec le cinéma documentaire traditionnel linéaire: il se caractérise par les mêmes questionnements, les mêmes enjeux. On y retrouve d’ailleurs les grands principes narratifs qui en font sa force. Mais c&#8217;est également un site Web. Il s’appuie donc sur une plus ou moins grande dose d’interactivité – comme, par définition, n&#8217;importe quel site Web.<br />
Tout l’enjeu sera donc de trouver une forme (nouvelle) d’analyse pour le webdocumentaire qui combine une analyse critique s&#8217;apparentant à celle du cinéma documentaire, tout en y associant les spécificités d’une analyse propre aux sites Internet.</p>
<h2>Étude de cas</h2>
<p>Il semblait intéressant de profiter de l’opportunité de la mise en ligne de deux webdocumentaires abordant le même sujet pour en faire une analyse comparée. En outre, c’était la première fois qu’un sujet historique y était traité, nous évitant l’écueil de tomber sur des formes de webreportages liés à l’actualité.</p>
<p><a title="Webdocumentaire 17.10.61" href="http://www.raspouteam.org/1961/" target="_blank">17.10.61</a>, du collectif Raspouteam pour le site d’information politique Politis.fr et <a title="Webdocumentaire La nuit oubliée" href="http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2011/10/17/la-nuit-oubliee_1587567_3224.html" target="_blank">17 octobre 1961, La Nuit oubliée</a>, réalisé par Olivier Lambert et Thomas Salva, diffusé par LeMonde.fr sont revenus sur la manifestation pacifique du FLN qui fut violemment réprimée, en pleine guerre d’Algérie, par les forces de l’ordre, au cœur de Paris.<br />
Que s’est-il réellement passé ce jour-là ? Les faits ont été refoulés, peu d’archives existent. Celles de la préfecture de police de Paris – ouvertes en 1997 à quelques historiens lors du procès de Maurice Papon, préfet de Paris au moment des faits – sont forcément partiales. L’enjeu est donc de trouver une forme narrative palliant le manque d’images (pour suggérer à l’internaute) des événements du 17 octobre, tout en conférant une authenticité aux webdocumentaires.</p>
<p>Ces deux webdocumentaires, à leur manière, tous deux avec des formes et des partis pris de réalisation bien différents, ont été mis en ligne à la date anniversaire, cinquante ans après les événements. Chacun, à sa façon, répond à cette question : comment le webdocumentaire peut-il rendre compte d’une réalité historique ? Celle-ci ayant la particularité, cinquante ans après, de ne toujours pas faire consensus : longtemps oubliée, plus ou moins volontairement occultée, niée. Nous allons étudier et comparer ici la pertinence des réponses apportées par ces deux oeuvres.</p>
<h3>17 octobre 1961, La Nuit oubliée</h3>
<p>Ce webdocumentaire a été réalisé par Olivier Lambert et Thomas Salva, tous deux de formation journalistique (ils se positionnent toutefois clairement comme auteurs), coproduit par Hans Lucas, un studio de production dédié aux nouvelles écritures, et Dailymotion, la plate-forme de diffusion vidéo française concurrente directe de YouTube. Il est diffusé par le site de presse en ligne LeMonde.fr. à la rubrique actualités, dans une page dédiée aux webdocumentaires.</p>
<h4>La démarche</h4>
<p>Il s’agit ici d’analyser comment les auteurs ont choisi de répondre à l’enjeu (web)documentaire (lire l&#8217;article <a title="Article La différence entre (Web)documentaire et (Web)reportage" href="http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/05/la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/" target="_blank">La différence entre (Web)documentaire et (Web)reportage</a>). Le titre pourrait laisser penser que le questionnement à l’origine de la recherche (web)documentaire était du type: qu’est-ce qui fait que les événements du 17 octobre ont été oubliés ? Le site étant annoncé comme une plate-forme documentaire plutôt que comme un simple webdocumentaire, il répond à cet enjeu tout en le dépassant.<br />
Le site regroupe une multitude de documents de différentes formes : archives d’époques (actualités télévisées, rapports de la préfecture de police, du FLN, articles de presse…), de nombreux entretiens, deux repères chronologiques, un lexique, une carte permettant de localiser les lieux de la manifestation, les bidonvilles et les lieux d’internement.<br />
Les auteurs ont choisi de mettre à la disposition de l’internaute une bonne partie de la matière rassemblée lors de l’enquête. Pour harmoniser l’ensemble, l’unifier, pour illustrer la manifestation mais aussi pour toucher les jeunes et les sensibiliser, les auteurs ont fait appel à la bande dessinée : «À chaque page, les personnages de la BD Octobre noir vous guident», nous annonce-t-on à la fin de la vidéo d’introduction.</p>
<h4>La page d’accueil</h4>
<p>Une photo de pavés est utilisée comme fond de la page de tout le site. Dans le coin haut à gauche de la page Web, on peut voir le titre de l’œuvre, qui restera à chaque page ; plus au centre, les quatre boutons d’entrée des différentes rubriques ; dans la partie gauche, un cadre nous donne l’intention des auteurs : «Cinquante ans après, nous tentons ici de reconstruire une parcelle de cette histoire commune. Pour ne pas oublier et éviter de reproduire les erreurs du passé.» Plus au centre, une vidéo nous plonge dans l’ambiance de l’époque, mélangeant illustrations de la BD, photos de la manifestation, archives des arrestations de la télévision française, archives des actualités radio, des extraits des entretiens…</p>
<div id="attachment_8576" class="wp-caption alignleft" style="width: 485px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Accueil_Nuit-oubliee.png"><img class="large" title="Accueil_Nuit-oubliee" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Accueil_Nuit-oubliee.png" alt="Accueil La nuit oubliée" width="475" height="266" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran page d&#39;accueil de La nuit oubliée</p></div>
<h4>La navigation</h4>
<p>Il faut noter l’ergonomie particulièrement réussie de l’ensemble : la sobriété de l’interface graphique, la redondance, à chaque page, des zones (texte, menu, lecteur vidéo, etc.) permettent à l’internaute de se retrouver aisément. La navigation est ainsi très intuitive. La lecture des vidéos hébergées chez Dailymotion est, quant à elle, fluide.<br />
La première rubrique, «Dans la manifestation», donne accès (sur la gauche verticalement) à six entretiens, témoignages de ceux qui «ont vécu la répression sanglante» en tant que manifestants, observateurs à la botte du FLN ou simples témoins accidentels ; la deuxième, «En coulisse», permet, grâce à trois interviews et trois portraits de personnalités politiques au pouvoir à l’époque, de cerner «derrière les massacre les jeux de pouvoir». Dans la troisième rubrique, en repère chronologique, deux lignes temporelles replacent la journée du 17 octobre dans le contexte global de la guerre d’Algérie (avec des archives télévisées). Dans la quatrième et dernière rubrique, on trouvera trois entretiens de l’historien Jean-Luc Einaudi, spécialiste de la guerre d’Algérie, qui explique sa démarche, son engagement, et comment on en est arrivé à ce «mensonge d’État».<br />
Une dernière zone de menu, sur la partie droite des pages, donne accès à la carte, au lexique, à la page archive, particulièrement riche : extraits de différents rapports du FLN et de la police, des articles de presse de l’époque, six pages du registre de l’institut médico-légal de l’automne 1961, la bibliographie.</p>
<div id="attachment_8619" class="wp-caption alignleft" style="width: 226px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Melnik_Nuit-oubliee.png"><img class="medium" title="Melnik_Nuit-oubliee" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Melnik_Nuit-oubliee.png" alt="Constantin Melnik La nuit oubliée" width="216" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran ITW de Constantin Melnik La nuit oubliée</p></div>
<div id="attachment_8621" class="wp-caption alignright" style="width: 226px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Dates_pour_comprendre_Nuit-oubliee.png"><img class="medium" title="Dates_pour_comprendre_Nuit-oubliee" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Dates_pour_comprendre_Nuit-oubliee.png" alt="Dates pour comprendre La nuit oubliée" width="216" height="112" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran contexte historique La nuit oubliée</p></div>
<div id="attachment_8626" class="wp-caption alignleft" style="width: 485px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Carte_Nuit-oubliee.png"><img class="large" title="Carte_Nuit-oubliee" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Carte_Nuit-oubliee.png" alt="Navigation par la carte La nuit oubliée" width="475" height="246" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran navigation par la carte La nuit oubliée</p></div>
<h4>Réussites et limites du webdocumentaire</h4>
<p>Nous l’avons vu, le site étant une plate-forme dédiée au 17 octobre 1961, l’internaute sera plus dans une démarche de consultation, comme dans un wiki, que véritablement «lectacteur» d’un webdocumentaire. C’est la grande force de ce site : fournir une masse d’informations à l’internaute, lui donnant le sentiment d’avoir fait le tour de la question. Il n’en est rien, bien évidemment, comment cela serait-il possible d’ailleurs ? Par la richesse des témoignages, la quantité des documents d’archive d’époque, la contextualisation grâce aux repères chronologiques etc., les auteurs donnent l’impression de «régler son compte une fois pour toute» à ce pan de l’Histoire. C’est aussi la faiblesse de ce type de proposition, qui, en ne prenant pas position, en n’affirmant pas un point de vue d’auteur clairement identifiable, donne peut-être à l’internaute, une certaine difficulté à objectiver.</p>
<h3>17.10.61, collectif Raspouteam</h3>
<p>À l’origine de ce webdocumentaire, le collectif Raspouteam, formé de trois jeunes (un designer, un webdesigner, un autre poursuivant des études d’histoire et d’anthropologie) venant du «street art» intéressés par les nouvelles formes de narration. On leur doit notamment un webdocumentaire sur la Commune de Paris. Il est produit par Agat Films &amp; Cie et Ex Nihilo, société composée d’un collectif de six producteurs (dont le réalisateur Robert Guédiguian, connu pour ces films engagés), coproduit par l’INA et développé par l’agence MRM pour le site de presse Politis.fr. Ce dernier se revendique comme un journal d’opinion, site de presse d’actualité politique et sociale, identifié à gauche, antilibéral et écologiste.</p>
<h4>La démarche</h4>
<p>L’enjeu est de rendre compte des événements du 17 octobre 1961 lors de la manifestation, tout en s’interrogeant sur les causes d’un tel dérapage. Comment a-t-on pu en arriver là ? Pour analyser la conjoncture, 17.10.61 fait appel à la fiction. Des comédiens (d’Agat Films) ont prêté leur voix à huit personnages. Ils incarnent, qui un appelé revenu d’Algérie dénonçant la sale guerre, qui une sympathisante FLN, qui un cadre du FLN, qui un agent de la force de police auxiliaire, qui un gardien de la paix… dans un jeu de points de vue croisés.<br />
L’éclairage complémentaire est fourni par des entretiens avec plusieurs historiens ainsi que par des documents d’archive.<br />
Enfin, afin de restituer la mémoire sur les lieux mêmes de la manifestation, les auteurs proposèrent des interventions de street art : QR codes, collage d’affiches, tags, projections in situ. On retrouve des séquences des différents événementiels disséminés dans les films.</p>
<div id="attachment_8592" class="wp-caption alignleft" style="width: 230px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Leila_Affiche_17-10-61.png"><img class="medium" title="Leila_Affiche_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Leila_Affiche_17-10-61.png" alt="Affichage 17.10.61" width="220" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran affichage 17.10.61</p></div>
<div id="attachment_8599" class="wp-caption alignright" style="width: 222px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Lucien_Tag_17-10-61.png"><img class="medium" title="Lucien_Tag_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Lucien_Tag_17-10-61.png" alt="Tag 17.10.61" width="212" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran tag 17.10.61</p></div>
<div id="attachment_8602" class="wp-caption alignleft" style="width: 485px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Said_Proj_17-10-61.png"><img class="large" title="Said_Proj_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Said_Proj_17-10-61.png" alt="Projection 17.10.61" width="475" height="285" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran projection 17.10.61</p></div>
<h4>La page d’accueil</h4>
<p>Elle est composée d’une carte interactive que les auteurs ont voulu comme le passage obligé dans la navigation. Derrière cette idée, on retrouve la volonté d’ancrer la tragédie dans le cœur de la ville : cette histoire est arrivée près de chez vous. Situés en haut de page, on peut voir les huit personnages fictifs : «Tous les personnages de ces films sont inspirés de vrais témoignages» nous dit la vidéo d’accueil. Elle fait écho, à contre-pied, à la formule que l’on retrouve parfois dans les films de fiction : «Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.» Pas de doute, nous sommes bien dans une œuvre documentaire. En bas de page, centré, le titre 17.10.61, un webdoc de Raspouteam.</p>
<div id="attachment_8587" class="wp-caption alignleft" style="width: 485px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Accueil_17-10-61.png"><img class="large" title="Accueil_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Accueil_17-10-61-1024x548.png" alt="Accueil 17.10.61" width="475" height="285" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran page d&#39;accueil 17.10.61</p></div>
<h4>La navigation</h4>
<p>La carte interactive assure la distribution aux différents contenus. Une fois la vidéo lancée, le titre de l’œuvre disparaît ; la carte, point central du webdocumentaire, se retrouve relayée en bas à gauche de la page. La page est comme posée sur un fil d’Ariane qui la souligne et guide l’internaute vers les annexes : les entretiens de plusieurs historiens spécialistes de la guerre d’Algérie venant étayer la valeur documentaire de l’œuvre. On y trouve quantités de cartes : cartes des cortèges de la manifestation, des différents bidonvilles encerclant Paris ; carte encore du découpage en «Wilayas» de l’implantation du FLN en France métropolitaine.<br />
En se déplaçant horizontalement vers la droite, un trait rouge vertical stoppe le regard de l’internaute et lui permet d’accéder aux sept autres personnages.<br />
La navigation, moins intuitive que celle de La Nuit oubliée, oblige l’internaute à un certain apprentissage pour accéder aux différentes ressources du webdocumentaire.</p>
<div id="attachment_8613" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Mohammed_17-10-61.png"><img class="medium" title="Mohammed_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Mohammed_17-10-61.png" alt="" width="210" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran photo d&#39;archive 17.10.61</p></div>
<div id="attachment_8616" class="wp-caption alignright" style="width: 233px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Navigation_Droite_17-10-61.png"><img class="size-full wp-image-8616" title="Navigation_Droite_17-10-61" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2012/02/Navigation_Droite_17-10-61.png" alt="Navigation droite 17.10.61" width="223" height="118" /></a><p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran navigation droite 17.10.61</p></div>
<h4>Réussites et limites du webdocumentaire</h4>
<p>Ici, pas de commentaires omniscients qui plombent la plupart des reportages formatés pour la télévision. Les voix off ne sont pas utilisées dans le but d’apporter des informations objectives, bien au contraire. C’est la personnification qui permet d’appréhender la singularité des situations vécues par les protagonistes de l’époque. Ces personnages fictifs, magnifiquement incarnés par les voix des comédiens, restituent une véritable authenticité à ce passé, et permettent de saisir la dimension humaine de ce drame. Résultat, le webdocumentaire réussit le coup de force de donner vie à ce qui n’était au départ qu’archive et mémoire enfouie : «la fiction, meilleur chemin pour dire le réel». Tout cela contribue à faire naître des émotions chez le lecteur, à l&#8217;impliquer; il ne peut pas rester insensible au drame humain&#8230;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Pour les deux webdocumentaires, les graphistes ont choisi de travailler la noirceur des images de nuit, une manière d’évoquer les heures sombres de la République.<br />
La navigation, d’une compréhension immédiate – ou tout du moins assez intuitive – pour La Nuit oubliée, nécessite un apprentissage pour l’autre. Mais c’est justement ce côté expérientiel, dans 17.10.61, cette implication du lectacteur dans le second qui permet de faire ressentir toute la tragédie de l’Histoire.<br />
Il est à noté que tous deux sont développés en HTML 5 (la dernière version de l’HyperText Mark-Up Language pour le contenu), CSS (Cascading Style Sheet pour la mise en forme), Javascipt (langage utilisé pour l’interactivité) qui sont les langages d’Internet plutôt que la technologie Flash. Ces choix technologiques confèrent à ces deux webdocumentaires une pérennité dans la durée et garantissant une interopérabilité des œuvres pour les différents supports, tablettes et smartphones (quelques bugs d’interprétation du code observables toutefois sur 17.10.61). La plupart des vidéos des deux webdocumentaires sont partageables sur Facebook ou Twitter.<br />
Les deux webdocumentaires sont comme deux lieux mémoriels. À chaque date anniversaire, la mémoire de ces massacres pourra être réactivée par une mise en avant de La Nuit oubliée sur le site LeMonde.fr. Le site Politis.fr étant plus confidentiel, les auteurs devront faire jouer les réseaux sociaux pour que 17.10.61 soit de nouveau visible.<br />
Ces deux œuvres, même si elles ne révolutionnent pas le webdocumentaire, sont remarquables par la qualité de leur facture : qualité esthétique, sérieux des réponses apportées à l’enjeu documentaire, richesse des témoignages, puissance d’évocation, cohérence du fond, de forme et la fonctionnalité. Ces webdocumentaires sont utiles au débat citoyen par leur apport historique, la connaissance de ses massacres était jusque-là circonscrite à une frange de la population restreinte et engagée. La mise en ligne de deux webdocumentaires change la donne. Ils permettent d’ouvrir au plus grand nombre et de s’adresser notamment aux jeunes, en France mais aussi en Algérie.</p>
<p><span id="more-8473"></span><br />
Lire aussi l&#8217;article de Nicolas Bole sur Le Blog Documentaire <a title="Article Webdoc Focus #1: Regards croisés sur le 17 octobre 61" href="http://cinemadocumentaire.wordpress.com/2011/12/01/webdoc-focus-1-regards-croises-sur-le-17-octobre-1961/" target="_blank">Webdoc Focus #1: Regards croisés sur le 17 octobre 61</a></p>
<p><strong>Filmographie autour du 17 octobre 1961</strong><br />
<a title="Site autour du film Octobre à Paris" href="http://octobre-a-paris.com/" target="_blank">Octobre à Paris</a>, film documentaire de Jacques Panijel.<br />
<a title="Article sur Vivre au paradis d'Anne Henriot et Loïc Joffredo, CNDP" href="http://www2.cndp.fr/TICE/teledoc/dossiers/dossier_vivre.htm" target="_blank">Vivre au paradis</a>, film de fiction de Bourlem Guerdjou.<br />
<a title="Page du film Dissimulation d'un massacre" href="http://www.film-documentaire.fr/Dissimulation_d-massacre.html,film,10161" target="_blank">Dissimulation d&#8217;un massacre</a>, film documentaire de Daniel Kupferstein.<br />
<a title="Page Allocine dédiée au film Nuit noire" href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=108781.html" target="_blank">Nuit noire</a>, film de fiction d&#8217;Alain Tasma.<br />
<a title="Site du film Ici on noie les algériens" href="http://www.icionnoielesalgeriens-lefilm.com/" target="_blank">Ici on noie les Algériens</a>, film documentaire de Yasmina Adi.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2012/02/06/de-la-difficulte-de-critiquer-un-webdocumentaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Avec la HbbTV, les webdocs pleine déf. sur votre télé</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/07/08/avec-la-hbbtv-les-webdocs-pleine-def-sur-votre-tele/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/07/08/avec-la-hbbtv-les-webdocs-pleine-def-sur-votre-tele/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 15:21:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>OlivierCrou</dc:creator>
				<category><![CDATA[1. Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[1. Dernières actualités]]></category>
		<category><![CDATA[2. Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[3. Reflexions]]></category>
		<category><![CDATA[4. Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[4. Narrations interactives]]></category>
		<category><![CDATA[Appli Roland Garros]]></category>
		<category><![CDATA[France Televisions]]></category>
		<category><![CDATA[HbbTV]]></category>
		<category><![CDATA[nouveau standard européen de télévision]]></category>
		<category><![CDATA[télévision connectée]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://webdocu.fr/web-documentaire/?p=7608</guid>
		<description><![CDATA[&#160; La HbbTV (Hybrid Broadcast Broadband TV) devrait tout prochainement révolutionner notre façon de consommer la télévision. Cette nouvelle technologie permet de profiter de la qualité de l’image TNT (SD ou HD), en l’enrichissant de données embarquées dans le flux TV,  tout en offrant des services étendus grâce à la connexion Internet. Vous l’aurez compris, c’est l’occasion pour le webdocumentaire de prendre un nouveau départ, l’opportunité d’être diffusé en pleine définition sur votre téléviseur… &#160; La HbbTV Qu’est-ce que c’est ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">&nbsp;</p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web</p></div>
<p>La HbbTV (Hybrid Broadcast Broadband TV) devrait tout prochainement révolutionner notre façon de consommer la télévision. Cette nouvelle technologie permet de profiter de la qualité de l’image TNT (SD ou HD), en l’enrichissant de données embarquées dans le flux TV,  tout en offrant des services étendus grâce à la connexion Internet.</p>
<p>Vous l’aurez compris, c’est l’occasion pour le webdocumentaire de prendre un nouveau départ, l’opportunité d’être diffusé en pleine définition sur votre téléviseur…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La HbbTV Qu’est-ce que c’est</h2>
<p>C’est le nouveau standard européen de télévision connectée. La télévision connectée, ce n’est pas totalement nouveau, et les set top boxes des différents fournisseurs d ‘accès à Internet proposent des offres et des services complémentaires ou concurrents.</p>
<p>Lancée en juillet 2010 (mais en développement depuis 2009), HbbTV voit le jour  à l’initiative de la direction des technologies des nouveaux services de France Télévisions, soutenue dans sa démarche par les chaînes de la TNT françaises et allemandes, épaulées par les fabricants de téléviseurs et les industriels (TDF, Alcatel-Lucent, Cisco, Astra, Eutelsat, Opera Software…) avec l’aval du CSA.</p>
<p>Que du beau monde qui devrait permettre à HbbTV d’être, je l’espère, une innovation pérenne…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Qui peut profiter des programmes HbbTV</h2>
<p>Bien sûr, seuls les possesseurs d’un téléviseur équipé de la technologie HbbTV  peuvent accéder à l’ensemble des services et des programmes conçus pour elle. Pour les autres téléspectateurs, à l’instar de l’arrivée de la télévision couleur en 1967, pas de changement, ils continuent de recevoir le flux TV comme avant. Par contre, ils ne bénéficient ni de l’enrichissement en donnés diverses, ni n’accèdent aux interactions offertes par la connexion Internet. De nos jours, la plupart des grandes marques déclinent leurs offres en téléviseurs compatibles HbbTV (Sony, LG, Panasonic, Philips, Sharp, Toshiba, Samsung…), et à terme, toutes les marques devraient proposer cette technologie sans surcoût véritable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>HbbTV comment ça marche</h2>
<p>Votre téléviseur fonctionne à l’aide d’un navigateur Web, transparent pour le téléspectateur. HTML, CSS et Java Script sont embarqués dans le signal DVB-T (la norme Digital Video Broadcasting Terrestrial ou DVBS pour satellite). Ils permettent d’enrichir les programmes et de proposer des interactions de base, comme sur un site Web  dynamique. Pour accéder à l’interactivité d’Internet et aux services du Web 2.0, il vous faut, bien entendu, être connecté à Internet.</p>
<p>À l’occasion des Internationaux de tennis de Roland Garros, le groupe France Télévisions présentait une application utilisant la technologie HbbTV.  Je vous propose de regarder une vidéo<a href="#_ftn1">[1]</a> vous expliquant son principe de fonctionnement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="560" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/0i4gMqpbhKI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;<br />
&nbsp;</p>
<h2>Les applications possibles avec HbbTV</h2>
<p>Idéalement conçu pour des applications de tournois sportifs (on attend avec impatience une appli pour le Tour de France), les programmes HbbTV vont être déclinés pour les émissions culturelles (de cuisine, de variétés, littéraires…), les émissions politiques (imaginez l’application pour la présidentielle et les législatives juste derrière).</p>
<p>Grâce à HbbTV, les  webdocumentaires seront regardés par un grand nombre de téléspectateurs tout en bénéficiant des innovations du Web.<br />
Voir la vidéo de démo<a href="#_ftn2">[2]</a> de l’appli HbbTV de Roland Garros.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/E-knHz-bpzo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe><br />
&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Une sacrée opportunité donc pour le webdocumentaire en terme de qualité d’image, de convivialité, de partage à la maison ou sur les réseaux sociaux… Une opportunité, d’autant plus que la production des webdocumentaires devrait bénéficier plus facilement des circuits de production des documentaires traditionnels.</p>
<div>
<hr size="1" />
<div>
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> et <a href="#_ftnref2">[2]</a> Les vidéos ont été tournées et montées par mes soins. Je dois le commentaire à Arthur Mayrand, Ingénieur nouvelles technologies et nouveaux services de France Télévisions. Tous mes remerciements à Bernard Fontaine responsable du même service et à Theresa Amaral auteure d&#8217;une thèse professionnelle sur la télévision connectée et qui travaille à Roland Garros.</p>
</div>
<div>
<p><a href="#_ftnref2"></a></p>
</div>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p></span></h3>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/07/08/avec-la-hbbtv-les-webdocs-pleine-def-sur-votre-tele/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi le néologisme webdocumentaire ?</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/06/03/pourquoi-le-neologisme-webdocumentaire/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/06/03/pourquoi-le-neologisme-webdocumentaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 11:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[1. Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[1. Introduction au webocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[4. Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Cross-media]]></category>
		<category><![CDATA[Patryst]]></category>
		<category><![CDATA[transmédia]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=2201</guid>
		<description><![CDATA[Il m’est apparu utile de revenir sur le choix qui a été fait d’utiliser le néologisme webdocumentaire (qui s’est largement imposé en France depuis plus d’un an) plutôt qu’un autre nom. Nommer les choses c’est permettre d’en parler, permettre aussi de les définir. Le risque : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »(1) … Frédéric Dubois (2) réagissant à mon dernier article (3), se demandait si ce terme n’est pas « quelque peu dépassé » . Il affirmait, à juste titre, que ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<p>Il m’est apparu utile de revenir sur le choix qui a été fait d’utiliser le néologisme webdocumentaire (qui s’est largement imposé en France depuis plus d’un an) plutôt qu’un autre nom.</p>
<p></span></h3>
<p class="MsoBodyText"><strong><span>Nommer les choses c’est permettre d’en parler, permettre aussi de les définir</span></strong><span>. Le risque : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »(1) …</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Frédéric Dubois (2) réagissant à mon <a href="http://linterview.fr/new-reporter/qu’est-ce-que-le-webdocumentaire/" target="_blank">dernier article</a> (3), se demandait si ce terme n’est pas « quelque peu dépassé » . Il affirmait, à juste titre, que « Les supports mobiles et le déploiement en personne, dans des forums, sur terrain, contribuent […] à l’œuvre en construction ».</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<h2>Les origines du documentaire, un outil d’étude scientifique « pour capter le réel » ?</h2>
<p class="MsoBodyText2">Pour comprendre ce qui est en jeu avec le webdocumentaire, je vous propose, de revenir, sur le cinéma documentaire traditionnel, d’étudier les problématiques qui le traversent. Car ce que l’on nomme <strong><span>webdocumentaire est tout d’abord en filiation directe avec le documentaire</span></strong>.</p>
<p class="MsoBodyText2">
<p class="MsoBodyText2">Je ne vais pas ici faire un historique du documentaire. Mais juxtaposer deux expériences primitives qui mettent bien en évidence la complexité du propos.</p>
<p class="MsoNormal"><span>À l’entrée « documentaire » du <em>Dictionnaire du cinéma (4)</em>, on trouve la définition suivante :</span></p>
<p class="MsoBodyText"><em><span>« Film qui a le caractère d’un document, qui s’appuie sur des documents. Selon Georges Sadoul, Littré admet le terme documentaire en 1879 en tant qu’adjectif signifiant “qui a un caractère de document”. Citant Jean Giraud, l’historien note que le vocable prend, dès 1906, un sens cinématographique et devient substantif après 1914</span></em><span>. <em>»</em></span></p>
<p class="MsoBodyText2"><em> </em></p>
<p class="MsoBodyText"><!--[if gte vml 1]><v:shapetype  id="_x0000_t202" coordsize="21600,21600" o:spt="202" path="m0,0l0,21600,21600,21600,21600,0xe"> <v:stroke joinstyle="miter" /> <v:path gradientshapeok="t" o:connecttype="rect" /> </v:shapetype><v:shape id="_x0000_s1029" type="#_x0000_t202" style='position:absolute;  left:0;text-align:left;margin-left:257.6pt;margin-top:675.2pt;width:198.45pt;  height:36pt;z-index:-251660800;mso-wrap-edited:f;mso-wrap-distance-left:8mm;  mso-wrap-distance-top:4mm;mso-wrap-distance-right:8mm;  mso-wrap-distance-bottom:4mm;mso-position-vertical-relative:page'  wrapcoords="-60 0 -60 21000 21600 21000 21600 0 -60 0" o:allowoverlap="f"  stroked="f"> <v:textbox style="mso-next-textbox:#_x0000_s1029" mce_style="mso-next-textbox:#_x0000_s1029"> <![if !mso]></p>
<table cellpadding=0 cellspacing=0 width="100%">
<tr>
<td><![endif]></p>
<div>
<p class=MsoCaption align=center style="margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;     text-align:center" mce_style="margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;     text-align:center"><span style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;     font-family:"Century Gothic";font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;     font-family:"Century Gothic";font-weight:normal">Figure </span><![if supportFields]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element:field-begin"></span><span     style="mso-spacerun: yes" mce_style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>SEQ Figure \* ARABIC <span     style="mso-element:field-separator" mce_style="mso-element:field-separator"></span></span><![endif]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-no-proof:yes" mce_style="mso-no-proof:yes">1</span></span><![if supportFields]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element:field-end"></span></span><![endif]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal">-Le «&nbsp;fusil photographique&nbsp;» d’Étienne Jules     Marey est présenté dans la revue <i style="mso-bidi-font-style:normal" mce_style="mso-bidi-font-style:normal">La     Nature</i> de 1882.<o:p></o:p></span></p>
</div>
<p><![if !mso]></td>
</tr>
</table>
<p><![endif]></v:textbox> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><!--[if gte vml 1]><v:shapetype id="_x0000_t75"  coordsize="21600,21600" o:spt="75" o:preferrelative="t" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe"  filled="f" stroked="f"> <v:stroke joinstyle="miter" /> <v:formulas> <v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0" /> <v:f eqn="sum @0 1 0" /> <v:f eqn="sum 0 0 @1" /> <v:f eqn="prod @2 1 2" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @0 0 1" /> <v:f eqn="prod @6 1 2" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth" /> <v:f eqn="sum @8 21600 0" /> <v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight" /> <v:f eqn="sum @10 21600 0" /> </v:formulas> <v:path o:extrusionok="f" gradientshapeok="t" o:connecttype="rect" /> <o:lock v:ext="edit" aspectratio="t" /> </v:shapetype><v:shape id="_x0000_s1027" type="#_x0000_t75" style='position:absolute;  left:0;text-align:left;margin-left:257.15pt;margin-top:531.2pt;width:198.45pt;  height:142.45pt;z-index:251653632;mso-wrap-edited:f;mso-wrap-distance-left:8mm;  mso-wrap-distance-top:4mm;mso-wrap-distance-right:8mm;  mso-wrap-distance-bottom:4mm;mso-position-vertical-relative:page'  o:preferrelative="f" wrapcoords="-90 0 -90 21474 21600 21474 21600 0 -90 0"  o:allowoverlap="f" filled="t"> <v:fill color2="black" /> <v:imagedata src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image002.jpg" mce_src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image002.jpg"   o:title="Illustration_Fusil_Marey" /> <v:textbox inset="0,0,0,0" /> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><span>Le « genre documentaire » n’est pas nouveau puisqu’il est à l’origine du cinéma. On peut se rappeler les premiers travaux d’Étienne Jules Marey :</span></p>
<div id="attachment_2211" class="wp-caption alignright" style="width: 209px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/fusils.png"><img class="size-full wp-image-2211" title="fusils" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/fusils.png" alt="Figure 1-Le « fusil photographique » d’Étienne Jules Marey est présenté dans la revue La Nature de 1882." width="199" height="143" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 1-Le « fusil photographique » d’Étienne Jules Marey est présenté dans la revue La Nature de 1882.</p></div>
<p class="MsoBodyText"><em><span>« Physiologiste français qui (dès 1882) se spécialisa dans l’étude des mouvements et rapporta avec la Chronophotographie, les allures d’un cheval au trot et au galop, en inscrivant automatiquement le temps que dure l’appui pris sur le sol par chacun des pieds de l’animal (5). »</span></em></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Le cinéma fut donc utilisé par Étienne Jules Marey comme un outil d’étude scientifique pour capter le réel. Nulle envie chez lui de nous narrer une histoire, de nous rapporter des faits, mais la volonté d’étudier le mouvement, le déplacement des animaux et la marche chez l’homme.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><!--[if gte vml 1]><v:shape  id="_x0000_s1028" type="#_x0000_t202" style='position:absolute;left:0;  text-align:left;margin-left:256.7pt;margin-top:297.2pt;width:198pt;height:36pt;  z-index:251654656;mso-wrap-distance-left:8mm;mso-wrap-distance-top:4mm;  mso-wrap-distance-right:8mm;mso-wrap-distance-bottom:4mm;  mso-position-vertical-relative:page' o:allowoverlap="f" stroked="f"> <v:textbox style="mso-next-textbox:#_x0000_s1028" mce_style="mso-next-textbox:#_x0000_s1028"> <![if !mso]></p>
<table cellpadding=0 cellspacing=0 width="100%">
<tr>
<td><![endif]></p>
<div>
<p class=MsoCaption align=center style="margin-top:0cm;text-align:center" mce_style="margin-top:0cm;text-align:center"><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal">Figure </span><![if supportFields]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-element:field-begin" mce_style="mso-element:field-begin"></span><span     style="mso-spacerun: yes" mce_style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>SEQ Figure \* ARABIC <span     style="mso-element:field-separator" mce_style="mso-element:field-separator"></span></span><![endif]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-no-proof:yes" mce_style="mso-no-proof:yes">2</span></span><![if supportFields]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal"><span style="mso-element:field-end" mce_style="mso-element:field-end"></span></span><![endif]><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal">-La caméra fixe plantée à la sortie de l’usine, filme     les ouvriers quittant leur travail… en habits du dimanche !<o:p></o:p></span></p>
</div>
<p><![if !mso]></td>
</tr>
</table>
<p><![endif]></v:textbox> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_s1026"  type="#_x0000_t75" style='position:absolute;left:0;text-align:left;  margin-left:256.7pt;margin-top:162.2pt;width:198.45pt;height:133.95pt;  z-index:251652608;mso-wrap-edited:f;mso-wrap-distance-left:8mm;  mso-wrap-distance-top:4mm;mso-wrap-distance-right:8mm;  mso-wrap-distance-bottom:4mm;mso-position-vertical-relative:page'  o:preferrelative="f" wrapcoords="-59 0 -59 21511 21600 21511 21600 0 -59 0"  o:allowoverlap="f" filled="t"> <v:fill color2="black" /> <v:imagedata src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image005.png" mce_src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image005.png"   o:title="" /> <v:textbox inset="0,0,0,0" /> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--></p>
<div id="attachment_2212" class="wp-caption alignleft" style="width: 208px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/femmes-vieilles.png"><img class="size-full wp-image-2212" title="femmes-vieilles" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/femmes-vieilles.png" alt="Figure 2-La caméra fixe plantée à la sortie de l’usine, filme les ouvriers quittant leur travail… en habits du dimanche !" width="198" height="134" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 2-La caméra fixe plantée à la sortie de l’usine, filme les ouvriers quittant leur travail… en habits du dimanche !</p></div>
<p>On parle véritablement de cinématographe en 1895 avec « les vues » de la sortie des usines Lumière à Lyon, film des frères du même nom.</p>
<p class="MsoBodyText"><span>Ce film, ancêtre de ce qu’est de nos jours le film documentaire (ou peut-être le film d’entreprise), est considéré comme le premier film projeté. Plusieurs versions existent ; la plus célèbre est celle, tourné durant l’été 1895, où l’on voit les ouvriers et les ouvrières en tenue du dimanche… La toute première version filmée quant à elle date de mars 1894.(6)</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Ainsi, le voit-on dès ses débuts, <strong><span>le cinéma peut être un bon outil utilisé pour analyser le réel</span></strong>. Mais entre le réel et ce qu’on en capte avec l’outil caméra, il y a toujours une distorsion due à la vision du réalisateur. <strong><span>Cette distorsion est l’interprétation de l’auteur </span></strong>; <strong><span>la mise en scène cinématographique, le moyen d’en rendre compte</span></strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Parfois, la mise en scène est telle qu’elle peut faire sourire, qu’elle interroge le spectateur, comme ces ouvriers filmés quittant l’usine Lumière en habits du dimanche… La vision des ouvriers quittant l’usine en bleu de travail était-elle trop dure à soutenir ? Y avait-il une volonté des frères Lumière, par cette mise en scène, d’enjoliver la réalité ?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Il faut croire que, comme le dit le philosophe Clément Rosset (7), <em>« la faculté humaine d’admettre la réalité […] n’implique pas un droit imprescriptible – celui du réel à être perçu – mais figure plutôt une sorte de tolérance, conditionnelle et provisoire. Le réel n’est généralement admis que sous certaines conditions et seulement jusqu’à un certain point : s’il abuse et se montre déplaisant, la tolérance est suspendue. »</em></span></p>
<p class="MsoNormal"><span>La caméra est, certes, un très bon outil pour décrire le monde, mais à la manière du stylo d’un écrivain (8) ; l’écrivain combinant <strong><span>le vrai et le faux pour</span></strong> nous <strong><span>faire comprendre son propos</span></strong>.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<h2>Frontière entre documentaire et fiction</h2>
<p class="MsoBodyText"><span>Peut-être n’est-il pas inutile d’en profiter pour essayer de cerner la différence entre documentaire et fiction même si la frontière est parfois ténue, poreuse. </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Alors que la fiction invente une histoire pour parfois parler de l’Histoire, <strong><span>le documentaire</span></strong> lui <strong><span>travaille avec le réel</span></strong>. Même lorsqu’il utilise des comédiens pour des reconstitutions, c’est bien le réel qu’il s’agit d’interpréter pas une fiction.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Lorsqu’on pense au film <em>Entre les murs</em> de Laurent Cantet, palme d’or à Cannes en 2008, on peut être pris d’un doute. Est-ce une fiction, un documentaire ?</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Pour moi, il s’agit bien d’une fiction adaptée du roman éponyme de François Bégaudeau qui joue son propre rôle. C’est une fiction parce que les comédiens, tous non professionnels, ont travaillé en atelier un été durant pour trouver des personnages et les construire, afin de raconter une histoire qui colle aux thèmes du livre.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>L’article de Wikipédia sur le documentaire (9) propose la distinction suivante entre documentaire et fiction :</span></p>
<p class="MsoNormal"><em><span>« Le film documentaire est une catégorie dans le domaine cinématographique qui se fixe pour but théorique de produire la représentation d&#8217;une réalité, sans intervenir sur son déroulement, une réalité qui en est donc indépendante. Il s&#8217;oppose donc à la fiction, qui s&#8217;autorise de créer la réalité même qu&#8217;elle représente par le biais, le plus souvent, d&#8217;une narration qui agit pour en produire l&#8217;illusion. La fiction, pour produire cet effet de réel s&#8217;appuie donc, entre autres choses, sur une histoire ou un scénario et une mise en scène. Par analogie avec la littérature, le documentaire serait à la fiction ce que l&#8217;essai est au roman. »</span></em></p>
<p class="MsoBodyText3">Qui d’autre que Jean-Luc Godard pouvait mieux expliquer la différence FONDAMENTALE entre fiction et documentaire, trancher définitivement, pour reconnaître l’imbrication de l’un dans l’autre. Je ne peux m’empêcher de vous livrer cette belle réflexion :</p>
<p class="MsoNormal"><em><span>« Car enfin, il n’y a pas de demi-mesures. C’est ou la réalité, ou la fiction. Ou bien on met en scène, ou bien on fait du reportage. On opte à fond ou pour l’art, ou pour le hasard. Ou pour la construction, ou pour le pris sur le vif. Et pourquoi donc ? Parce qu’en choisissant du fond du cœur l’un ou l’autre, on retombe automatiquement sur l’autre ou l’un. »(10)</span></em></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<h2>Une création multimédia fabriquée pour le Web</h2>
<p class="MsoBodyText"><span>Nous l’avons vu dans mes articles précédents, <strong><span>le webdocumentaire est formé d’une agrégation de contenus multimédias</span></strong>. Cette agrégation est présentée par une interface liée par le récit d’un auteur. Le webdocumentaire, le plus souvent, est une véritable création originale où les contenus (médias, textes, cartes, données diverses, etc.) sont conçus spécifiquement pour ce webdocumentaire. </span></p>
<p class="MsoBlockText">Mais on peut tout aussi bien faire appel à des contenus préexistant sur Internet tirés de Dailymotion, de Youtube, d’un wiki ou de tout autre site d’informations existant. Pour Gaza/Sderot, par exemple, arte.tv et Upian avaient customisé les cartes de Googles Maps (11) .</p>
<p class="MsoBlockText"><!--[if gte vml 1]><v:shape  id="_x0000_s1031" type="#_x0000_t202" style='position:absolute;left:0;  text-align:left;margin-left:32.15pt;margin-top:357.8pt;width:396.85pt;  height:18.6pt;z-index:251657728;mso-wrap-distance-left:8mm;  mso-wrap-distance-top:4mm;mso-wrap-distance-right:8mm;  mso-wrap-distance-bottom:4mm' stroked="f"> <v:textbox style="mso-next-textbox:#_x0000_s1031" mce_style="mso-next-textbox:#_x0000_s1031"> <![if !mso]></p>
<table cellpadding=0 cellspacing=0 width="100%">
<tr>
<td><![endif]></p>
<div>
<p class=MsoCaption align=center style="margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;     text-align:center" mce_style="margin:0cm;margin-bottom:.0001pt;     text-align:center"><span style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;     font-family:"Century Gothic";font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;     font-family:"Century Gothic";font-weight:normal">Figure 3-Schéma de     principe d&#8217;un webdocumentaire.<o:p></o:p></span></p>
</div>
<p><![if !mso]></td>
</tr>
</table>
<p><![endif]></v:textbox> <w:wrap type="square" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><!--[if gte vml 1]><v:shape  id="_x0000_s1030" type="#_x0000_t75" style='position:absolute;left:0;  text-align:left;margin-left:32.15pt;margin-top:255.95pt;width:396.85pt;  height:251.3pt;z-index:251656704;mso-wrap-distance-left:8mm;  mso-wrap-distance-top:4mm;mso-wrap-distance-right:8mm;  mso-wrap-distance-bottom:4mm;mso-position-vertical-relative:page'  o:preferrelative="f" o:allowoverlap="f"> <v:imagedata src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image008.png" mce_src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image008.png"   o:title="Diapositive_olivier" croptop="8258f" cropbottom="2064f" /> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]-->Les contenus sont alors<span> </span>sélectionnés, découpés, commentés et utilisés comme les <strong><span>archives</span></strong> le sont dans le montage d’un documentaire traditionnel. <strong><span>À charge pour l’(es) auteur(s) de bien vérifier la véracité de l’information en multipliant/confrontant les sources</span></strong> comme le fait tout bon journaliste (et tout bon documentariste)…</p>
<p class="MsoBlockText">
<div id="attachment_2214" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/internet-journalisme-information.png"><img class="size-medium wp-image-2214" title="internet-journalisme-information" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/internet-journalisme-information-300x189.png" alt="Figure 3-Schéma de principe d'un webdocumentaire." width="300" height="189" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 3-Schéma de principe d&#39;un webdocumentaire. Paul Philipon Dollet</p></div>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<h2>La mobilité webdocumentaire</h2>
<p class="MsoNormal"><span>Le terme <strong><span>webdocumentaire </span></strong>recouvre, actuellement, <strong><span>toute création multimédia affirmant le point de vue d’un auteur et utilisant le Web comme canal de diffusion</span></strong>. Avec la multiplication des smartphones,</span><span> </span><span>Ce qui se passe chez soi, sur ordinateur devant son écran, en naviguant grâce à sa souris, se prolonge en descendant dans la rue.</span></p>
<p class="MsoBodyText"><span>Mieux que l’image immersive 3D d’écrans panoramiques, mieux que les visites virtuelles, on vous propose aujourd’hui une balade dans une ville réelle tout en étant relié en permanence…</span></p>
<p class="MsoNormal">
<div id="attachment_2215" class="wp-caption alignleft" style="width: 149px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/iphone.png"><img class="size-full wp-image-2215 " title="iphone" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/iphone.png" alt="Figure 4-Photo réalité augmentée de Jamais Cascio." width="139" height="109" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 4-Photo réalité augmentée de Jamais Cascio.</p></div>
<p>Le casque d’écoute, proposé dans les musées, permet de vous guider tout en vous donnant des informations supplémentaires. Notre téléphone (ou notre terminal mobile <span>multimédia), connecté à Internet et/ou recevant la télévision, utilisant la réalité augmentée et la géolocalisation, devient l’interface d’un gigantesque jeu de piste à la découverte d’une ville, d’un site, d’une région.</span></p>
<p class="MsoNormal"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_s1032" type="#_x0000_t75"  style='position:absolute;left:0;text-align:left;margin-left:3.4pt;  margin-top:378.2pt;width:226.75pt;height:121.95pt;z-index:251658752;  mso-wrap-distance-left:8mm;mso-wrap-distance-top:4mm;  mso-wrap-distance-right:8mm;mso-wrap-distance-bottom:4mm;  mso-position-vertical-relative:page' o:preferrelative="f" o:allowoverlap="f"> <v:imagedata src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image013.png" mce_src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image013.png"   o:title="Patryst2" cropbottom="30299f" /> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><!--[if gte vml 1]><v:shape  id="_x0000_s1034" type="#_x0000_t202" style='position:absolute;left:0;  text-align:left;margin-left:266.15pt;margin-top:270.85pt;width:180pt;height:27pt;  z-index:251660800;mso-wrap-distance-bottom:4mm' filled="f" stroked="f"> <v:textbox style="mso-next-textbox:#_x0000_s1034" mce_style="mso-next-textbox:#_x0000_s1034"> <![if !mso]></p>
<table cellpadding=0 cellspacing=0 width="100%">
<tr>
<td><![endif]></p>
<div>
<p class=MsoCaption align=center style="margin-top:0cm;text-align:center" mce_style="margin-top:0cm;text-align:center"><span     style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal" mce_style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:10.0pt;font-family:"Century Gothic";     font-weight:normal">Figure 5 Captures d&#8217;écran du site de vistes guidées     Patryst.com</span></p>
</div>
<p><![if !mso]></td>
</tr>
</table>
<p><![endif]></v:textbox> <w:wrap type="square" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><!--[if gte vml 1]><v:shape id="_x0000_s1033"  type="#_x0000_t75" style='position:absolute;left:0;text-align:left;  margin-left:257.15pt;margin-top:378.2pt;width:198.45pt;height:107.75pt;  z-index:251659776;mso-wrap-distance-left:4mm;mso-wrap-distance-top:4mm;  mso-wrap-distance-right:4mm;mso-wrap-distance-bottom:4mm;  mso-position-vertical-relative:page' o:preferrelative="f" o:allowoverlap="f"> <v:imagedata src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image016.png" mce_src="file://localhost/Users/louisvillers/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_image016.png"   o:title="Patryst4" /> <w:wrap type="square" anchory="page" /> <w:anchorlock /> </v:shape><![endif]--><span>Le site Patryst.com (12)</span><span>, par exemple, propose des visites à la carte. Les membres d’une communauté de passionnés d’Histoire et d’architecture créent des fiches pour chaque monument visitable. Ils peuvent agrémenter ces fiches avec des photos, des vidéos et des commentaires. Une application pour l’iPhone est proposée. Elle offre (moyennant abonnement) la géolocalisation pour une éventuelle visite guidée s’appuyant sur un audioguide (synchronisée en fonction de votre déplacement).</span></p>
<p class="MsoNormal">
<div id="attachment_2216" class="wp-caption aligncenter" style="width: 237px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/patryt.png"><img class="size-full wp-image-2216" title="patryt" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/patryt.png" alt="Figure 5 Captures d'écran du site de vistes guidées Patryst.com" width="227" height="122" /></a> <p class="wp-caption-text">Figure 5 Captures d&#39;écran du site de visites guidées Patryst.com</p></div>
<div id="attachment_2218" class="wp-caption aligncenter" style="width: 209px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/patrist-shema.png"><img class="size-full wp-image-2218" title="patrist-shema" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/patrist-shema.png" alt="Figure 5 Captures d'écran du site de vistes guidées Patryst.com" width="199" height="108" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 6 Idem figure 5</p></div>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoBodyText"><span> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span>Nous sommes loin d’un webdocumentaire me direz-vous ? Et bien je crois que l’avenir du webdocumentaire se situe bien dans ce genre d’offres en mobilité, le récit de l’auteur servant de fil conducteur.</span></p>
<p class="MsoBlockText">Ainsi, que l’on soit assis devant son écran d’ordinateur connecté avec un navigateur Web; que l’on soit en mobilité (documentaire) avec un terminal mobile; ou bien encore, que l’on soit devant la future télévision hybrides (réception TV jumelée à une connexion Internet), il s’agit toujours de «[…] <strong><span>mettre les nouvelles technologies au service de la connaissance et d’un point de vue</span></strong> » (13)</p>
<p class="MsoBlockText">Les termes de <strong><span>cross-média</span></strong>, d’<strong><span>intermédiatique</span></strong>, de <strong><span>transmédia</span></strong>, de <strong><span>diffusion multicanal</span></strong>, de <strong><span>mobilité</span></strong>, de <strong><span>géolocalisation</span></strong>, de <strong><span>réalité augmentée, </span></strong>de <strong><span>collaboratif</span></strong>, peuvent toujours être employés. Mais ils ne servent qu’à caractériser des propriétés de ces futurs webdocumentaires ; ce néologisme restant, quant à lui, toujours valable. Ainsi, permet-il de nommer toutes ces créations protéiformes à caractère documentaire , le dénominateur commun étant la <strong><span>discontinuité dans la lecture de l’œuvre</span></strong> (puisque non linéaire) ; et c’est ce qui nous est déjà proposé, à l’heure actuelle, sur le Web.</p>
<div>
<hr size="1" />
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1"></a><span> 1) </span>On prête à Albert Camus cette phrase.</p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2"></a><span> 2) </span>Frédéric Dubois est Coordonnateur Web de PIB, l&#8217;indice humain de la crise économique canadienne : <a title="PIB, l'indice humain de la crise économique canadienne" href="http://pib.onf.ca/accueil">http://pib.onf.ca/accueil</a></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn3"></a><span> 3) </span>Article du 5 mars 2010 « Qu’est-ce que le webdocumentaire ? » : <a title="Qu'est-ce que le webdocumentaire ?" href="http://linterview.fr/new-reporter/qu%D5est-ce-que-le-webdocumentaire/">http://linterview.fr/new-reporter/qu’est-ce-que-le-webdocumentaire/</a></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn4"></a> 4) <em><span>Dictionnaire du cinéma,</span></em><span> Larousse, 1986, p. 189.</span></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoNormal"><a name="_ftn5"></a> 5) <em><span>Histoire du cinéma,</span></em><span> Jean Mitry, Éditions universitaires, 1967, p. 39.</span></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoBodyText"><a name="_ftn6"></a><span> 6) </span><span>Voir article Wikipédia : </span><span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sortie_de_l'usine_Lumi%E8re_%E0_Lyon"><span>http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sortie_de_l%27usine_Lumi%C3%A8re_%C3%A0_Lyon</span></a></span></p>
<p class="MsoFootnoteText">et la vidéo : <a href="http://www.dailymotion.com/video/xdyus_la-sortie-des-usines-lumiere-a-lyon_school)">http://www.dailymotion.com/video/xdyus_la-sortie-des-usines-lumiere-a-lyon_school)</a></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn7"></a> 7) <em>Le Réel et son double</em>, Gallimard, 1976.</p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn8"></a> 8 ) Lire à ce sujet le concept de caméra-stylo développé par Alexandre Astruc dans « Naissance d’une nouvelle avant-garde », paru dans le magazine <em>L&#8217;Écran français</em> le 30 mars 1948.</p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn9"></a><span> 9) </span><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire">http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire</a></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn10"></a> 10) <em>Godard par Godard, les années </em>Cahiers, Jean-Luc Godard, Flammarion, 1989, p. 218.</p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn11"></a>11) <span> </span>Voir les cartes de Gaza/Sderot : <a href="http://gaza-sderot.arte.tv/fr/#/map/">http://gaza-sderot.arte.tv/fr/#/map/</a></p>
<p class="MsoFootnoteText">
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn12"></a> 12) La page d’accueil du site : <a href="http://www.patryst.com/fr-FR">http://www.patryst.com/fr-FR</a></p>
</div>
<div id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn13"></a><span> 13) </span>Cette première définition du webdocumentaire date de 2002 à l’occasion du festival Les Cinémas de Demain, en parallèle au Festival du Cinéma du Réel organisé par la BPI du Centre Pompidou : <a href="http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/35cee60b37d089eac1256b4b004bf6ae!OpenDocument">http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/2f6d2a49fa88f902c1256da5005ef33f/35cee60b37d089eac1256b4b004bf6ae!OpenDocument</a></p>
<p class="MsoFootnoteText">
</div>
</div>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/06/03/pourquoi-le-neologisme-webdocumentaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Qu’est-ce que le webdocumentaire ?</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/03/07/qu%e2%80%99est-ce-que-le-webdocumentaire/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/03/07/qu%e2%80%99est-ce-que-le-webdocumentaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2011 07:54:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[1. Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[1. Introduction au webocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[4. Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[5 articles à lire]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=2093</guid>
		<description><![CDATA[Le webdocumentaire (et toutes les applications de crossmédia qui en découlent) est encore relativement nouveau; à l’image du cinéma qui, dans les années 1900, cherchait encore son écriture, sa grammaire (?). Le webdocumentaire est une nouvelle opportunité d’appréhender le monde; le nôtre, bien entendu, mais surtout, ce « monde miroir » (ou ce « monde parallèle ») qu’est Internet. En étant un point de vue d’auteur, le webdocumentaire permet au « lectacteur » d’objectiver. Par sa nature même, il permet d’agréger, de structurer, de hiérarchiser, de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<p>Le webdocumentaire (et toutes les applications de crossmédia qui en découlent) est encore relativement nouveau; à l’image du cinéma qui, dans les années 1900, cherchait encore son écriture, sa grammaire (?).</p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le webdocumentaire  est une nouvelle opportunité d’appréhender le monde; le nôtre,  bien entendu, mais surtout, ce « monde miroir » (ou ce « monde parallèle »)  qu’est Internet. </span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">En étant un  point de vue d’auteur, le webdocumentaire permet au « lectacteur »  d’objectiver. Par sa nature même, il permet d’agréger, de structurer,  de hiérarchiser, de concaténer l’information, tenue par un fil conducteur:  le récit interactif.</span></p>
<h4><a name="0.1.1__Toc115519508"></a><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>Du  néologisme à son contenu</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Par le néologisme  « webdocumentaire », nous désignons un documentaire dont la conception  et la réalisation sont faites pour le Web et qui est diffusé sur le  Web. Il ne s’agit pas d’un documentaire dans sa forme télévisuelle  ou cinématographique, à la narration linéaire, qui trouverait sur  Internet un énième espace de diffusion, mais une sorte de prolongement  de ce que furent le CD-ROM ou le DVD-ROM : une œuvre utilisant les technologies  du Web et ses différentes ressources multimédias.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Tout d’abord,  un webdocumentaire est un site Web (ou un minisite) comme nous l’entendons  actuellement, possédant un nom de domaine, une URL utilisant le protocole  http, permettant d&#8217;échanger des pages Web généralement au format  HTML (très souvent avec des interfaces Flash) dont les ressources sont  hébergées sur un ou plusieurs serveurs.</span></p>
<h4><a name="0.1.1__Toc114063869"></a><a name="0.1.1__Toc115519509"></a><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>Ce  qui le différencie d’un autre site Internet : le récit d’un auteur</em></span></h4>
<p><a name="0.1.1__Toc114063885"></a><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Un récit est  basé sur le schéma classique aristotélicien. Celui-ci se compose  d’un début (ou exposition), d’un nœud (ou développement), d’une  conclusion ou dénouement.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« La  mise-en-intrigue consiste principalement dans la sélection et l’arrangement  des événements et des actions racontées, qui font de la fable une  histoire “complète et entière”, ayant commencement, milieu et  fin. […] Pour passer de la simple suite linéaire et temporelle des  moments […] à un récit proprement dit, il faut opérer une narrativisation  de ce procès, passer de la chronologie  à la logique singulière du récit […]</em><sup><em>1</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<h4><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>Narration  linéaire face à la  lecture délinéarisée</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">La narration  traditionnelle est dite linéaire (voir Figure 1). C’est celle du  livre (et du cinéma) par excellence. Elle est structurée en chapitres  (par séquences) qu’on lit (regarde) a priori dans l’ordre décidé  par l’auteur. </span></p>
<div id="attachment_2098" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-2098" title="structure-lineaire" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/structure-lineaire-300x37.png" alt="structure-lineaire" width="300" height="37" /><p class="wp-caption-text">Figure 1 - Exemple de structure linéaire  © Philippe Bootz2 </p></div>
<p style="text-align: center;"><a name="0.1.1_graphic08"></a><a name="0.1.1__1202924190"></a></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le mode de narration  des webdocumentaires a quant à lui été conçu de manière  à ce que le « lectacteur » navigue au travers de l’interface  de façon totalement délinéarisée. C’est lui qui concevra de manière  unique son parcours dans le webdocumentaire (voir figure 2, structure  de narration non linéaire).</span></p>
<div id="attachment_2096" class="wp-caption aligncenter" style="width: 237px"><img class="size-full wp-image-2096" title="graphe-hypertextuel" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/graphe-hypertextuel.png" alt="Figure 2- Exemple de graphe hypertextuel © Philippe Bootz" width="227" height="211" /><p class="wp-caption-text">Figure 2- Exemple de graphe hypertextuel © Philippe Bootz</p></div>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ce qui change  ici, c’est sa parenté avec les formes de documentaires traditionnels.  Le webdocumentaire est donc un site qui nous raconte quelque chose.  Ce « quelque chose » est structuré, agencé, mis en scène. Le récit,  comme l’explique Gérard Genette<sup>3</sup>, est tout à la fois  l’ensemble des événements rapportés (l’histoire), la façon dont  ils sont racontés et le fait même de les raconter (la narration). </span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">À la différence  d’un autre site, en le parcourant, nous allons nous faire notre propre  « expérience utilisateur ». C’est ce cheminement – différent selon  l’internaute – qui va produire du sens (nous aurons l’occasion  d’y revenir). </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>Produire  du sens, </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">c’est en  tout cas ce que l’on attend d’un webdocumentaire.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Comme pour le  documentaire, le webdocumentaire possède </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>un  thème principal</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">, </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>des thèmes sous-jacents  ou secondaires </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">; il est  utilisé </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>au  service d’un</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> (ou plusieurs) </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>point(s) de vue documenté(s)</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">, ce point de vue étant</span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong> l’affirmation  d’un regard sur le monde </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">;  il offre </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>un  (ou plusieurs) récit(s)</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> avec une forme narrative qui lui est propre ; </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>sa  forme</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">, </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>son  fond</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> et </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>ses fonctionnalités</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> nous proposent </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>une  représentation du monde</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> nous permettant d’</span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>appréhender  la réalité </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">; il fait </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>travailler l’imaginaire</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> de son spectateur/internaute.</span></p>
<h4><a name="0.1.1__Toc114063872"></a><a name="0.1.1__Toc115519512"></a><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>De  la narration à l’expérience utilisateur</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ainsi, avec  le webdocumentaire, passons-nous d’une narration linéaire des documentaires  traditionnels (même si le montage proprement dit ne l’est pas<sup>4</sup>)  à une narration empruntant aux interfaces que l’on retrouve sur les  sites Web et dans les jeux vidéo.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Cette narration  peut être de différents types :</span></p>
<ul type="disc">
<li><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>arborescente</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> (celle des jeux, avec des niveaux)</span></li>
<li><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>indéterministe</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> (on va toujours d’un point de départ    à un point d’arrivée, mais les parcours, innombrables, sont laissés    au choix de l’internaute)</span></li>
<li><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>évolutionniste</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> (un point de départ mais pas de point    d’arrivée, le monde se crée au fur et à mesure du parcours de l’utilisateur).</span></li>
</ul>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>L’idée  d’une narration au service de l’expérience utilisateur prend ici  véritablement tout son sens</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.</span></p>
<p><a name="0.1.1_graphic0B"></a></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Alexandre Brachet,  fondateur de la société Upian<sup>5</sup> (qui a produit un bon  nombre de webdocumentaires), parle <em>« de structure en forme d’arête  de poisson »</em> pour Thanatorama<sup>6</sup> plutôt que de véritable  arborescence (figure 4). Dans ce webdocumentaire, on nous propose de  connaître le parcours de notre corps une fois décédé, en territoire  français. </span></p>
<div id="attachment_2097" class="wp-caption aligncenter" style="width: 248px"><span><a href="http://www.thanatorama.com/docu/? - /accueil/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-2097" title="structure-en-forme-de28099arete-de-poisson-les-lucioles-sont-les-points-de28099entree-des-rubriques" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/structure-en-forme-de28099arete-de-poisson-les-lucioles-sont-les-points-de28099entree-des-rubriques.png" alt="Figure 4-Structure en forme d’arête de poisson : les lucioles sont les points d’entrée des rubriques." width="238" height="142" /></a></span><p class="wp-caption-text">Figure 4-Structure en forme d’arête de poisson : les lucioles sont les points d’entrée des rubriques.</p></div>
<div id="attachment_2095" class="wp-caption aligncenter" style="width: 190px"><span><a href="http://www.thanatorama.com/docu/? - /accueil/" target="_blank"><img class="size-full wp-image-2095" title="capture-decran-de-thanatorama" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/capture-decran-de-thanatorama.png" alt="Figure 3-Capture d'écran de Thanatorama." width="180" height="142" /></a></span><p class="wp-caption-text">Figure 3-Capture d&#39;écran de Thanatorama.</p></div>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Un parcours  indéterministe pour ce webdocumentaire dans le sens ou l’on connaît  notre point de départ (notre propre mort avec le constat de décès  l’attestant), le point ultime de notre parcours (la dispersion des  cendres après crémation ou l’enterrement) mais où la navigation  peut nous faire prendre plusieurs directions entre ces deux points.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Concept audacieux  qui se propose de nous faire « vivre » une expérience de l’après :  « Thanatorama, l’aventure dont vous êtes le héros mort ».</span></p>
<h4><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>La  place de l’auteur, celle de l’internaute</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">La narration,  étant le cheminement de la pensée d’un auteur, nous pouvons nous  interroger sur la valeur de ce type d’œuvre si l’internaute peut  à ce point réécrire, intervenir sur l’histoire ? Tout cela semble  contradictoire : <em>« Comment peut-on concilier narrativité  (prendre le lecteur “par la main”) et interactivité  (“lui donner la main”) ? »,</em> s’interrogent Serge Bouchardon  et Franck Ghitalla<sup>7</sup>. Pourtant, le webdocumentaire s’affirme  bien comme un point de vue sur le monde…</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Dans  les documents numériques, la présence de l’auteur s’avère problématique ;  elle décroît encore à mesure que celle du lecteur est au centre du  dispositif. Dans les hypertextes, par exemple, la pratique des liens  non seulement prive l’auteur de sa relative maîtrise sur le parcours  de lecture, mais elle lui retire une partie de l’armature rhétorique  qui lui permettait de conduire son lecteur</em><sup><em>8</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">En ce qui concerne  le webdocumentaire, il n’est pas question de laisser l’internaute,  seul, livré à lui-même, surfant au gré des liens, dans une navigation  sans fin. La navigation a été balisée et <em>a priori,</em> les parcours  ont été préalablement définis. Ainsi,</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« le récit  interactif, en permettant au lecteur d’agir sur le dispositif du récit  […] apparaît comme une expérience des limites</em><sup><em>9 </em></sup><em>».</em></span></p>
<h4><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>La  relation auteur/lecteur, l’expérience utilisateur</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">L’intérêt du webdocumentaire  réside (entre autres) dans le fait qu’il permet une </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>personnalisation  du visionnage de l’œuvre</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  L’internaute navigue sur le site au gré de ses envies. Il a ainsi  le </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>sentiment</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> d’une </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>individualisation  des informations données</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  La satisfaction de l’internaute est d’autant plus grande qu’un  site répond (et le webdocumentaire, bien entendu) à quatre critères :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« </em></span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>*  <em>utilité </em></strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>:  le site a été utile au visiteur, il a trouvé  ce qu&#8217;il y cherchait (variante : il n&#8217;a pas trouvé  tout à fait ce qu&#8217;il cherchait, mais ce qu&#8217;il a découvert l&#8217;a  intéressé) ;</em></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>*   <em>facilité et confort d&#8217;utilisation </em></strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>:  le visiteur a trouvé facilement ce qu&#8217;il cherchait, et a pu aisément  accomplir les tâches qu&#8217;il s&#8217;était assignées (trouver une information,  poser une question, acheter un produit,  écouter un extrait musical, etc.). L&#8217;utilisation du site ne lui a pas  “pris la tête” ;</em></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>* </em></span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong><em>Confiance </em></strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>: les informations trouvées sur  le site lui ont donné confiance : identité  des propriétaires, marque connue, prix clairement affichés, informations  sur le respect de la vie privée, livraison dans des plages horaires  compatibles avec son emploi du temps…</em></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">*<strong> </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>Qualité  de service </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>: la logistique  en aval [amont ?] du site a tenu ses promesses en livrant  à l&#8217;heure prévue, et le produit livré  s&#8217;est révélé conforme aux informations du site (ce quatrième point  ne s&#8217;applique pas aux sites d&#8217;information)</em><sup><em> 10</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">L’internaute  est satisfait s’il a vécu une bonne </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>expérience-utilisateur</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">. Il aura ainsi une bonne image de ce  qu’il a vu/lu/vécu.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Vincent Bénard, sur son blog  Veblog.com, résumait plus loin l’expérience-utilisateur, dans un  texte publié il y a déjà plus de 9 ans :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Une  bonne expérience vécue par un utilisateur sur un site Web est ce qui  lui donnera l&#8217;envie d&#8217;y revenir. Cette expérience se fonde sur : l&#8217;utilité  du site, sa simplicité d&#8217;utilisation, la confiance qu&#8217;il inspire, et  la qualité du service délivré. Investir dans l&#8217;amélioration de l&#8217;expérience-utilisateur  est la meilleure dépense qu&#8217;un décideur puisse ordonner</em><sup><em>11</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Nous aurons  l’occasion de revenir sur l’expérience utilisateur lors d’un  prochain article  traitant de la réalité augmentée associée  à la géolocalisation et à la l’intelligence collective/collaborative,  le tout au service de la mobilité (web)documentaire, </span></p>
<h4><a name="0.1.1__Toc114063870"></a><a name="0.1.1__Toc115519510"></a><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>Une  double spécificité par rapport  à un documentaire traditionnel :  l’interactivité avec le spectateur, l’agrégation dynamique de  contenus</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">C’est à la  fois dans son mode de diffusion, dans la façon dont le spectateur/internaute  (on parle parfois de « lectacteur » de « spectacteur »<sup>12</sup> et aussi d’ « interacteur »<sup>13</sup>) le regarde/agit mais également  dans sa structure même qu’il faut voir la différence avec un documentaire  traditionnel. C’est un documentaire en général interactif et en  ligne. L’interactivité d’Internet permet de fournir plusieurs points  d’entrée, et donc des alternatives à la narration linéaire unique  imposée dans le documentaire traditionnel. Son accès est en principe  universel (il faudrait pour cela penser à son accessibilité). C’est  une </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>diffusion  « one to many »</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>.</em></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le webdocumentaire,  nous l’avons dit, est un site Internet : il n’est regardable/parcourable  dans sa forme complète qu’en ligne. C’est bien parce que nous utilisons  un navigateur Web pour le parcourir que celui-ci, même une fois chargé,  reste relié par l’hyperlien au reste du Net que nous parlons de webdocumentaire.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Nous sommes  ici en présence d’une structure composite, faite de médias de natures  hétéroclites et utilisant les différentes technologies du Web. Comme  sur un DVD-ROM ou un CD-ROM, nous pouvons avoir du texte, du son (sons  d’ambiance, bruitages, commentaires, interviews et musiques), de l’image  (photos, graphismes, images animées, vidéos) cliquable ou non, de  la cartographie ; nous naviguons également à l’aide d’un menu.  Mais ces médias ne se retrouvent pas physiquement sur un même support  comme avec un CD ou un DVD, il y a bien dématérialisation. Les différents  médias sont souvent hébergés sur des serveurs différents (serveurs  de streaming pour la vidéo, serveurs frontaux pour les interfaces&#8230;). </span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>Un  webdocumentaire est donc la réunion, l’organisation et la mise en  forme des différents éléments qui le constituent. S’il est hétérogène  par sa structure, et alors que les  éléments le constituant sont hébergés sur différents serveurs de  par le monde, le webdocumentaire réussit pourtant la prouesse d’être  fluide et de donner l’illusion d’une  œuvre homogène.</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>Notes</strong></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">1) Jean-Michel Adam, Le Récit, « Que sais-je ? », PUF, pp. 90-91.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">2)Les Figure 1 et 2 sont reprises sur le site olats.org, dans l’essai « Que sont les hypertextes et les hypermédias de fiction ? » : <a href="http://www.olats.org/livresetudes/basiques/litteraturenumerique/8_basiquesLN.php" target="_blank">http://www.olats.org/livresetudes/basiques/litteraturenumerique/8_basiquesLN.php</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">3) Rapporté par Serge Bouchardon et Franck Ghitalla in Hypertextes hypermédias, créer du sens à l’air du numérique, (p. 36), Lavoisier, 2003, d’après Discours du récit, in Figures III, Seuil, 1972.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">4) Dans L’Épreuve du réel à l’écran, p. 42, François Niney parle de « […] montage : “excentrique”, spirale, achronologique, polyphonique […] ».<br />
</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">5) Sur la page d’accueil d’Upian, on trouve des liens vers six de ses productions : <a href="http://www.upian.com/" target="_blank">http://www.upian.com/</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">6) Voir le webdocumentaire Thanatorama : <a href="http://www.thanatorama.com/docu/? - /accueil/" target="_blank">http://www.thanatorama.com/docu/? &#8211; /accueil/</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">7) Hypertextes hypermédias, créer du sens à l’ère du numérique, op. cit., p. 36.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">8 ) La Redocumentarisation du monde, Roger T. Pédauque, éditions Cépaduès, 2007 p. 193.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">9) Hypertextes hypermédias, créer du sens à l’ère du numérique, op. cit., p. 44.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">10) De l’article publié le 13/08/2000 (déjà !) sur Veblog.com de Vincent Bénard, « L&#8217;expérience-utilisateur, clé du succès des sites Internet » : <a href="http://www.veblog.com/fr/2000/0813-userexperience.html">http://www.veblog.com/fr/2000/0813-userexperience.html</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">11) Toujours repris sur Veblog.com, de Vincent Bénard.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">12) Notion développée par Jean-Louis Weissberg, Présences à distance, L’Harmattan, 1999.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;">13) Lire, à ce sujet, l’article de Catherine Guéneau : <a href="http://www.mediascreationrecherche.com/spectateur.pdf" target="_blank">http://www.mediascreationrecherche.com/spectateur.pdf</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2011/03/07/qu%e2%80%99est-ce-que-le-webdocumentaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>9</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#039;écriture, de la conception et de la réalisation d&#039;un webdocumentaire, part. 3</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/07/02/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-3/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/07/02/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-3/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 14:14:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Crou</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=3597</guid>
		<description><![CDATA[Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web : Le Projet Pitch Fabrice Morandeau est aveugle, ce qui ne l&#8217;empêche pas de surfer sur Internet, de chatter avec ses amis, d&#8217;alimenter son site perso&#8230; non sans certains freins, il est vrai. Il nous donne son point de vue sur l&#8217;accessibilité à Internet. L&#8217;intention Le site se veut didactique. Notre intention en réalisant ce webdocumentaire, était de faire comprendre à l&#8217;internaute ordinaire les défis rencontrés par un aveugle lors de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<h2>Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web : Le Projet</h2>
<h3>Pitch</h3>
<p>Fabrice Morandeau est aveugle, ce qui ne l&#8217;empêche pas de surfer sur Internet, de chatter avec ses amis, d&#8217;alimenter son site perso&#8230; non sans certains freins, il est vrai. Il nous donne son point de vue sur l&#8217;accessibilité à Internet.</p>
<h3>L&#8217;intention</h3>
<p>Le site se veut didactique. Notre intention en réalisant ce webdocumentaire, était de faire comprendre à l&#8217;internaute ordinaire les défis rencontrés par un aveugle lors de la navigation sur Internet. Pour ce faire, nous avons interrogé Fabrice Morandeau, internaute aveugle, sur ses comportements et sur sa façon d&#8217;utiliser les outils d&#8217;aide à la navigation.<br />
Le site se propose de donner des pistes, peut-être des solutions pour mieux surfer et pour rendre accessible un site Web. L&#8217;enjeu : faire que ce site soit accessible.</p>
<h3>Procédé narratif</h3>
<p>Il n&#8217;y a pas de véritable récit qui nous guiderait dans notre parcours sur ce site. Ce webdocumentaire s&#8217;appuie sur l&#8217;entretien que nous avons réalisé avec Fabrice Morandeau. Il est composé de cinq vidéos.<br />
Les séquences vidéo ont été traitées sous forme de rubriques courtes (de 41&nbsp;&raquo; à 2&#8217;31&nbsp;&raquo;) à raison d&#8217;une thématique par rubrique. Chaque thématique est l&#8217;occasion de retrouver le personnage en situation devant son écran d&#8217;ordinateur pour nous expliquer son point de vue sur les problèmes liés à l&#8217;accessibilité à Internet pour un aveugle.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 500px;"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/CaptureEcran-copie.jpg"><img class="size-full wp-image-2433" title="Capture d'écran d'une page vidéo" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/CaptureEcran-copie.jpg" alt="Capture d'écran d'une page vidéo" width="490" /><br />
</a></p>
<p class="wp-caption-text">Figure 1-Capture d&#8217;écran d&#8217;une page vidéo.</p>
</div>
<p>Le site se voulant pédagogique, il possède une page de lexique ainsi qu&#8217;une page de liens utiles redirigeant vers les outils d&#8217;audiodescription, les labels et des associations d&#8217;aveugles.</p>
<h3>Rendre un webdocumentaire accessible</h3>
<p>À l&#8217;occasion de ce travail, je suis allé interroger Patrick Samacher, avec lequel j&#8217;avais fait Point de vue. Il s&#8217;est depuis spécialisé en accessibilité Web. Je retranscris ici la teneur de notre discussion.<br />
En premier lieu, il faut se demander pour qui doit être fait le webdocumentaire. Il faut cibler le type de handicap pris en compte et s&#8217;y limiter. Pour certains handicaps (autisme par exemple), il vaudra mieux faire un programme spécifique que de chercher à rendre le webdocumentaire accessible à ce handicap spécifique.<br />
Quelques règles simples sont à suivre. De manière générale, il faut une alternative sonore de ce qui est à l&#8217;écran et une retranscription écrite de tous les dialogues et les sons signifiants. Le site doit être bien structuré sémantiquement avec des titres biens renseignés (avec une hiérarchisation en fonction de leur importance), des sous-titres, des blocs de texte. Une page sémantiquement bien structurée aura toutes les chances d&#8217;être accessible à un aveugle qui utilise un lecteur d&#8217;écran(1).</p>
<h4>Les médias</h4>
<p>Il faut accorder une attention toute particulière aux médias qui « pris » dans une interface Flash ne sont pas manipulables. Pour rendre les médias accessibles, il faut sortir les boutons de commande (LECTURE, STOP, RWD FWD) des players et clairement les identifier dans le HTML.<br />
Si possible, il faut faire 3 versions des vidéos :<br />
* une version normale ;<br />
* une version audio décrite pour les aveugles ;<br />
* une version sous-titrée avec langage des signes pour les sourds.<br />
Enfin, des médias bien indexés, c&#8217;est assurer un meilleur référencement.</p>
<h4>Le graphisme et l&#8217;interface</h4>
<p>Par définition, tout ce qui est graphique est invisible aux aveugles. Les animations Flash, les graphiques, les cartes doivent donc posséder une retranscription écrite puis audiodécrite. Tout ce qui est cliquable à l&#8217;aide de notre souris doit également être accessible par le clavier !</p>
<p>Il faut garder en tête qu&#8217;un aveugle ne peut avoir une vision synthétique d&#8217;une page, comme nous pouvons le faire d&#8217;un seul coup d&#8217;œil.<br />
Des tests avec lecteur d&#8217;écran et des bêta testeurs sourds et aveugles sont plus que recommandés pour se rendre compte de l&#8217;accessibilité du site&#8230; C&#8217;est éloquent !</p>
<p>En conclusion, je reprendrai ce que dit Fabrice sur Point de vue. L&#8217;intérêt de rendre un webdocumentaire accessible :<br />
<em>« C&#8217;est pas forcément uniquement que les sites soient accessibles aux aveugles, c&#8217;est aussi que ça va faire des sites bien référencés, bien organisés, dont l&#8217;information va être bien structurée [...]. » </em></p>
<h3>Réussites et limites du webdocumentaire</h3>
<p>Pour que notre site soit complètement accessible aux aveugles, il aurait fallu que nous fassions une audiodescription du lieu, de la situation dans laquelle évoluait notre personnage.<br />
Enfin, une retranscription écrite était prévue pour le rendre accessible aux sourds.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 500px;"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/PageSequenceVideo1.jpg"><img class="size-full wp-image-2433" title="Une page vidéo accessible" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/PageSequenceVideo1.jpg" alt="Une page vidéo accessible" width="490" /><br />
</a></p>
<p class="wp-caption-text">Figure 2-Une page vidéo accessible.</p>
</div>
<hr />
<h4><strong>Notes</strong></h4>
<p>1) Un lecteur d’écran vocalise tout ce qui est écrit dans la page HTML. Il la balaye en renseignant le niveau des titres permettant aux aveugles d’avoir un aperçu de l’ensemble.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/07/02/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#039;écriture, de la conception et de la réalisation d&#039;un webdocumentaire, part. 2</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/21/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-2/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/21/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 09:15:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Crou</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[Webdoc]]></category>
		<category><![CDATA[webdocu]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=3581</guid>
		<description><![CDATA[La meilleure façon de le raconter L&#8217;idée, à ce stade, est de trouver la meilleure façon de raconter l&#8217;histoire. Va-t-on choisir l&#8217;option de la raconter avec des photos ou bien des vidéos ? Chaque webdocumentaire étant un projet unique, il mérite qu&#8217;on y apporte une réponse singulière, de trouver des procédés de réalisation spécifiques. La structure narrative comme point de départ Le tournage d&#8217;un webdocumentaire n&#8217;est pas la transposition plan par plan d&#8217;un découpage établi à partir d&#8217;un scénario. Bernard ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<h2>La meilleure façon de le raconter</h2>
<p>L&#8217;idée, à ce stade, est de trouver la meilleure façon de raconter l&#8217;histoire.<br />
Va-t-on choisir l&#8217;option de la raconter avec des photos ou bien des vidéos ? Chaque webdocumentaire étant un projet unique, il mérite qu&#8217;on y apporte une réponse singulière, de trouver des procédés de réalisation spécifiques.</p>
<h3 style="padding-top: 40px;">La structure narrative comme point de départ</h3>
<p>Le tournage d&#8217;un webdocumentaire n&#8217;est pas la transposition plan par plan d&#8217;un découpage établi à partir d&#8217;un scénario. Bernard Bloch(1), producteur et réalisateur de documentaires, me disait : <em>« Ce n&#8217;est pas pour faire entrer la réalité dans ce qu&#8217;on a écrit ; le réel se dérobe, résiste et nous apprend quelque chose de sa résistance. »</em> En somme, il s&#8217;agit d&#8217;être à l&#8217;écoute de ce qui se passe autour de soi, d&#8217;être vigilant, prêt à accueillir ce que l&#8217;on n&#8217;aurait jamais pu imaginer sur le papier.</p>
<p>Avec le webdocumentaire, ce phénomène se trouve amplifié parce qu&#8217;au réel du sujet, s&#8217;ajoute également le réel du « spectacteur », qui conserve, via l&#8217;interface, une grande liberté de choix. La structure narrative détermine directement l&#8217;interface et la structure de navigation.<br />
Non seulement il s&#8217;agit d&#8217;agencer les éléments du réel au travers du tournage vidéo, mais aussi de composer du sens à partir d&#8217;autres éléments tels que les photos, le texte, la cartographie, ou tout simplement grâce à l&#8217;ergonomie de l&#8217;interface proposée à l&#8217;utilisateur.<br />
Après avoir rassemblé toute la matière narrative, le travail consiste à déterminer le (ou les) parcours de découverte qui peuvent être proposé(s) aux « lectateurs » et, pour chaque étape, quel est le meilleur moyen de transmettre l&#8217;information.</p>
<div id="attachment_4504" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Fabrice-copie1.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-4504" title="Fabrice-copie" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Fabrice-copie1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Fabrice devant son ordinateur</p></div>
<p><strong>Le tournage, les entretiens, le dispositif</strong></p>
<p>C&#8217;est le dispositif qui permet le dialogue lors d&#8217;un entretien. En mettant la personne en situation, la parole se libère souvent de manière étonnante.<br />
Sur le tournage de Point de vue, nous avons opté pour un dispositif à trois caméras (voir figure 1 et 2). Une équipe légère était la condition pour mettre Fabrice en confiance. Parce que nous n&#8217;étions que deux (Patrick Samacher et moi-même), mais aussi parce que nous désirions le maximum de plans fixes (moins de mouvements assure un poids de fichier moins important à la compression), nous avons placé deux petits caméscopes sur pied &#8211; j&#8217;ai pris le troisième à la main.</p>
<p>Le tournage pouvait commencer en s&#8217;appuyant sur notre guide d&#8217;entretien.<br />
Le tournage de l&#8217;entretien avec Fabrice s&#8217;est déroulé sur une journée. Deux prises, de 3/4 d&#8217;heure chacune, tournées en continuité, ont été nécessaires pour faire le tour de nos questions sur l&#8217;accessibilité.</p>
<p style="clear: both; margin-top: 40px;">À l&#8217;issue du tournage, nous avions une idée beaucoup plus précise du parcours que nous voulions proposer au spectateur. Dans notre cas, les différentes thématiques abordées dans les entretiens vidéo ont constitué les rubriques, les points d&#8217;entrée, offerts au spectateur, au moyen de l&#8217;interface. À partir de cette expérience, il est logique de penser que dans un webdocumentaire, il y a toujours un contenu déclencheur qui va déterminer les principes de navigation et fournir une base pour hiérarchiser les autres contenus disponibles.</p>
<p style="clear: both; margin-top: 40px;"><strong>L&#8217;interface</strong></p>
<p>La conception d&#8217;interface est une étape essentielle pour construire le webdocumentaire. Le zoning permet de représenter de façon schématique les gabarits des principales pages du webdocumentaire. Les pages sont découpées en zones de contenus qui permettent de visualiser la navigation et les différentes fonctionnalités.</p>
<h3 style="padding-top: 40px;"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Zoning.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-4521" title="Zoning" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Zoning-281x300.png" alt="" width="281" height="300" /></a>La gestion des boutons et des évènements</h3>
<p><em>« La plupart des gens font l&#8217;erreur de penser que le design c&#8217;est l&#8217;apparence. Ce n&#8217;est pas comme ça que nous concevons le design. Ce n&#8217;est pas simplement l&#8217;apparence et l&#8217;impression que cela fait. Le design, c&#8217;est comment ça marche. »</em>(2)</p>
<p>Comment ça marche, est précisément la question qu&#8217;il faut se poser à la place du « spectacteur ». Pour chaque étape de la narration, il s&#8217;agit de décrire puis d&#8217;implémenter techniquement sur la plateforme choisie, la façon dont l&#8217;utilisateur accédera à l&#8217;information. Par exemple, s&#8217;il doit ou non pouvoir interrompre la vidéo en cours de diffusion, à quel moment les choix doivent lui être proposés et de quelle façon.</p>
<h3 style="padding-top: 40px;">La conception graphique et les animations</h3>
<p>Les cartes permettent de situer le lieu du tournage. Les graphiques sont là pour amener un complément d&#8217;information ou pour enrichir la narration. En revanche, l&#8217;animation (par exemple, un tracé que l&#8217;on voit progresser sur une carte) peut constituer un argument de narration.</p>
<h3 style="padding-top: 40px;">Le montage des composants narratifs</h3>
<p>Il s&#8217;agit ici d&#8217;agencer les différents composants qui serviront à la narration du webdocumentaire. Il faut penser hiérarchisation de l&#8217;information, et rubriquage (en différentes thématiques, par exemple sur Point de vue).</p>
<p>Ce qui suit est tiré du chapitre « Réalisme et narrativité » dans l&#8217;Histoire du cinéma de Jean Mitry. Il nous parle de la nécessité qu&#8217;il y eut, au tout début du cinématographe, d&#8217;inventer le montage. Elle paraît intéressante à placer ici tant il est vrai que le webdocumentaire en est encore à ses débuts. Il cherche encore les procédés narratifs qui raconteront au mieux une histoire qui pourra faire sens dans un mode d&#8217;écriture délinéarisé :<br />
<em>« [...] faire en sorte que l&#8217;image montrant tout ou partie d&#8217;un événement en rejette la complémentarité sur l&#8217;image suivante afin que l&#8217;histoire &#8211; ou sa narration soit conséquente de cette succession. »<br />
[...] Pour raconter, il fallait que les images se renvoient leur sens de proche en proche. Au besoin qu&#8217;elles créent une signification nouvelle de par leur simple relation. Il fallait des articulations sans lesquelles aucun récit n&#8217;est possible, des liaisons ; toutes choses que le montage devait permettre [...]. »</em>(3)<br />
L&#8217;effet Koulechov, dans un même ordre d&#8217;idée : <em>« L&#8217;effet Koulechov désigne la propension d&#8217;une image à influer sur le sens des images qui l&#8217;entourent dans un montage cinématographique. »</em>(4)</p>
<h3 style="padding-top: 40px;">
<div id="attachment_4524" class="wp-caption alignleft" style="width: 256px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Arborescence3.png"><img class="size-medium wp-image-4524 " title="Arborescence3" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/06/Arborescence3-246x300.png" alt="" width="246" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">arborescence du webdocumentaire &quot;point de vue&quot;</p></div>
<p>L&#8217;architecture technique au service du point de vue</h3>
<p>L&#8217;arborescence (figure 2) permet de comprendre la structure du webdocumentaire.<br />
Le choix de l&#8217;architecture technique est conditionnée au sujet. Dans ce projet consacré à l&#8217;accessibilité, il était nécessaire d&#8217;adopter une structure de navigation HTML pouvant être parcourue par les lecteurs d&#8217;écran utilisés par les personnes handicapées visuelles.</p>
<hr />
<h4><strong>Notes</strong></h4>
<p>1) Le site de sa société de production L’OEil sauvage : <a title="Le site L’OEil sauvage" href="http://oeilsauvage.com/spip/" target="_blank">http://oeilsauvage.com/spip/</a></p>
<p>2) Steve Jobs, <em>The Times</em>, 2003.</p>
<p>3) Jean Mitry, <em>Histoire du cinéma</em>, volume 1, Éditions universitaires, 1967, p. 400.</p>
<p>4) Wikipédia, article sur l&#8217;<em>Effet Koulechov</em> : <a title="Article Wikipedia sur l'Effet Koulechov" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Koulechov" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Koulechov</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/21/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#039;écriture, de la conception et de la réalisation d&#039;un webdocumentaire, part. 1</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/14/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-1/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/14/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-1/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2010 22:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Crou</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[accessibilité]]></category>
		<category><![CDATA[chalutage]]></category>
		<category><![CDATA[conception]]></category>
		<category><![CDATA[dispositif]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[enjeu]]></category>
		<category><![CDATA[enquête]]></category>
		<category><![CDATA[fond]]></category>
		<category><![CDATA[idée originale]]></category>
		<category><![CDATA[intention]]></category>
		<category><![CDATA[morale]]></category>
		<category><![CDATA[structure narrative]]></category>
		<category><![CDATA[thématiques]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=3525</guid>
		<description><![CDATA[Il me semblait intéressant de vous faire part ici de mes réflexions suite à ma première expérience de fabrication d&#8217;un webdocumentaire. Cet article, en trois parties (la suite sera publiée très prochainement), ne se veut pas une recette pour concevoir un webdocumentaire mais il vous donne quelques balises, quelques repères qui nous ont aidés à cadrer notre travail. Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web (1), fut pour nous (Patrick Samacher et moi-même), l&#8217;occasion d&#8217;être confrontés à l&#8217;écriture, ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
</div>
<p>Il me semblait intéressant de vous faire part ici de mes réflexions suite à ma première expérience de fabrication d&#8217;un webdocumentaire. Cet article, en trois parties (la suite sera publiée très prochainement), ne se veut pas une recette pour concevoir un webdocumentaire mais il vous donne quelques balises, quelques repères qui nous ont aidés à cadrer notre travail.</p>
<p><a title="Point de vue, un autre regard sur l'accessibilité Web" href="http://www.factsandfiction.com/" target="_blank">Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web</a> (1), fut pour nous (Patrick Samacher et moi-même), l&#8217;occasion d&#8217;être confrontés à l&#8217;écriture, à la conception et à la réalisation d&#8217;un webdocumentaire, de réfléchir sur <strong>le fond, la forme</strong>,  et <strong>les fonctionnalités</strong>. L&#8217;idée était de faire un site didactique traitant des problèmes d&#8217;accessibilité à Internet pour un aveugle. Le challenge : faire en sorte que ce webdocumentaire soit accessible aux aveugles&#8230;</p>
<h2>Avant propos</h2>
<h3>Le (web)documentaire, le (web)reportage, une affaire de morale</h3>
<p>Nous l&#8217;avons vu, le webdocumentaire est l&#8217;affirmation du point de vue d&#8217;un auteur. Ce dernier peut se tromper dans ses choix, dans ses partis pris &#8211; l&#8217;erreur est humaine. Mais il ne doit pas se compromettre et il n&#8217;a pas le droit de pervertir ce qu&#8217;il capte de la réalité.</p>
<p><strong>Le webdocumentaire</strong>, comme le cinéma en général et comme le documentaire en particulier, est <strong>une affaire éminemment morale</strong>. Cette approche morale a, pour partie, permis de convaincre Fabrice Morandeau (personnage de Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web) de la nécessité de faire ce webdocumentaire sur l&#8217;accessibilité à Internet.</p>
<p>Je me souviens, après la projection d&#8217;un documentaire que j&#8217;avais réalisé sur le travail de Gérard Koch (sculpteur depuis plus de 50 ans), que celui-ci m&#8217;avait dit : « Je n&#8217;ai pas été trahi. » J&#8217;espérais probablement un retour plus flatteur sur mon travail. Je n&#8217;ai compris que bien plus tard que c&#8217;était le plus beau compliment que cet homme pouvait me renvoyer : je n&#8217;avais pas détourné ses propos ! J&#8217;avais ramené son art à moi pour le comprendre, l&#8217;analyser, avec lui ; sans jamais avoir voulu plaquer un discours&#8230; hors propos.</p>
<p>Si j&#8217;écris ces quelques mots en préambule de la partie sur la réalisation d&#8217;un webdocumentaire, c&#8217;est parce que je crois qu&#8217;il faut qu&#8217;à chaque étape, l&#8217;auteur s&#8217;interroge : est-ce bien cela que j&#8217;ai vu, est-ce la meilleure façon de le dire ? Tout est possible en réalisation, tous les tons sont acceptables, c&#8217;est affaire de style. Mais rappelons qu&#8217;<strong>on ne badine pas avec la réalité</strong> ni avec les témoignages des personnes qui se sont « prêtées au jeu » de l&#8217;entretien ! La responsabilité de l&#8217;auteur est engagée, mais c&#8217;est aussi l&#8217;image de tous les intervenants qui est à respecter.</p>
<p>C&#8217;est en appliquant ces préceptes que l&#8217;auteur assoira sa respectabilité, et que le webdocumentaire pourra être pris comme une référence.</p>
<h2>L&#8217;écriture du projet</h2>
<h3>L&#8217;idée originale, l&#8217;enjeu</h3>
<p>À peine l&#8217;idée originale trouvée, à peine les premières pistes de recherche lancées, on peut commencer à faire un brainstorming avec les différents acteurs de la conception et de la réalisation du webdocumentaire. À ce stade, même les idées les plus loufoques peuvent servir, ne serait-ce que pour libérer l&#8217;imagination, la créativité.</p>
<p>On associe alors réalisateur de documentaires traditionnels (qui n&#8217;est pas forcément familiarisé avec l&#8217;interactivité), professionnels de la 3D, de l&#8217;animation de l&#8217;interactivité ainsi que des sound designers. C&#8217;est lors de ces rencontres qu&#8217;il faut commencer à mettre le projet en musique. Tout cela au service de l&#8217;histoire, me dit, en substance Cécile Cros (2).</p>
<p>L&#8217;enjeu, (Voir article <a title="La différence entre (Web)documentaire et (Web)reportage" href="http://linterview.fr/new-reporter/la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/" target="_blank">La différence entre (Web)documentaire et (Web)reportage</a>, paragraphe <em>Entre reportage et documentaire, une différence d’enjeu</em>) est un questionnement. Le webdocumentaire doit être le médium qui servira à y répondre.</p>
<p>Pour Point de vue, un autre regard sur l&#8217;accessibilité Web, l&#8217;enjeu pourrait être défini comme : qu&#8217;est-ce qui fait qu&#8217;un site Internet n&#8217;est pas accessible à un aveugle, quelles sont les solutions ? (à lire prochainement l&#8217;article <em>De l&#8217;écriture, de la conception et de la réalisation d&#8217;un webdocumentaire, part. </em>3).</p>
<h3>Le chalutage, l&#8217;enquête</h3>
<div class="wp-caption alignright" style="width: 210px;">
<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/La_glaneuse.jpg"><img class="size-full wp-image-2433" title="Agnès Varda dans Les Glaneurs et la Glaneuse" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/La_glaneuse.jpg" alt="Agnès Varda dans Les Glaneurs et la Glaneuse" width="200" /></a></p>
<p><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/06/La_glaneuse.jpg"> </a></p>
<p class="wp-caption-text">Figure 1-Agnès Varda dans</p>
<p class="wp-caption-text"><em>Les <span style="font-style: normal;"><em>Glaneurs et la Glaneuse</em>, </span></em></p>
<p class="wp-caption-text"><em><span style="font-style: normal;">© Ciné Tamaris</span></em></p>
</div>
<p>Le travail documentaire est <strong>un point de vue documenté</strong>.</p>
<p>Ce n&#8217;est bien sûr pas une nécessité. Mais tout le monde n&#8217;est pas, comme Agnès Varda, capable de glaner (des informations) tout au long du tournage, de façon (faussement) improvisée, et d&#8217;en sortir un chef-d&#8217;œuvre d&#8217;une rare précision, d&#8217;une rare justesse (je fais allusion ici à son film Les Glaneurs et la Glaneuse).</p>
<p>Il s&#8217;agit, dans un premier temps, de « chaluter », c&#8217;est-à-dire de rassembler un maximum d&#8217;informations autour de ce qu&#8217;on a défini du sujet du webdocumentaire. Il est nécessaire de compulser ce qui a déjà été produit sur le sujet (films, livres ou webdocumentaires). Il n&#8217;est pas question d&#8217;écrire un webdocumentaire sur un sujet qui a déjà été traité en long, en large et en travers. L&#8217;originalité du sujet et la façon de le traiter sont un plus indéniable pour décrocher une production.</p>
<p>Enfin, il faudra sélectionner, choisir, se restreindre à l&#8217;essentiel pour éviter de partir dans tous les sens. C&#8217;est <strong>l&#8217;enjeu du webdocumentaire</strong> qui <strong>nous permettra de ne garder que l&#8217;essentiel</strong>.</p>
<h3>L&#8217;intention</h3>
<p>L&#8217;intention, c&#8217;est ce que veut dire l&#8217;auteur, pourquoi il veut faire ce webdocumentaire et la façon de le raconter. <em>« [...] Ce qui est essentiel, c&#8217;est qu&#8217;il doit y avoir une force dans l&#8217;idée, <strong>une volonté de raconter une histoire, </strong>l&#8217;affirmation d&#8217;<strong>être l&#8217;unique personne à pouvoir la raconter</strong>, la seule à <strong>être le &laquo;&nbsp;passeur&nbsp;&raquo; de cette réalité</strong>, la seule à pouvoir <strong>toucher les autres avec cette histoire particulière</strong></em><em>.» </em>(3)</p>
<h3>Les thématiques</h3>
<p>Les webdocumentaires, comme les documentaires, comportent une thématique principale, des thématiques secondaires. Mais ce qui change avec le webdocumentaire, c&#8217;est que bien souvent, les thématiques secondaires serviront d&#8217;entrée aux différentes rubriques du site.</p>
<p>Dans <a title="Point de vue, un autre regard sur l’accessibilité Web" href="http://www.factsandfiction.com/" target="_blank">Point de vue, un autre regard sur l’accessibilité Web</a> la thématique principale est « l&#8217;accessibilité à Internet du point de vue d&#8217;un aveugle ». Une des thématiques secondaires est « la nécessité de rendre les médias accessibles ».</p>
<hr />
<h4><strong>Notes</strong></h4>
<p>1) Le webdocumentaire <a title="Point de vue, un autre regard sur l’accessibilité Web" href="http://www.factsandfiction.com/" target="_blank">Point de vue, un autre regard sur l’accessibilité Web</a></p>
<p>2) Cécile Cros est co-fondatrice de la société <a title="Site de Narrative" href="http://www.narrative.info/" target="_blank">Narrative</a> productrice de la collection des <a title="Portraits d'un nouveau monde" href="http://documentaires.france5.fr/taxonomy/term/0/webdocs" target="_blank">Portraits d’un Nouveau Monde</a> pour France5.fr.</p>
<p>3) Entretien avec Richard Copans (Les Films d’ici) Dans <em>Le Documentaire, cinéma et télévision</em>, de Didier Mauro, Dixit, 2005, p. 54.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/14/de-lecriture-de-la-conception-et-de-la-realisation-dun-webdocumentaire-part-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La différence entre (Web)documentaire et (Web)reportage</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/05/la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/05/la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 08:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[1. Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[1. Introduction au webocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[4. Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[narration]]></category>
		<category><![CDATA[reportage]]></category>
		<category><![CDATA[webdocumentaire]]></category>
		<category><![CDATA[webreportage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=1975</guid>
		<description><![CDATA[En ce début d&#8217;année, le webdocumentaire est bien au coeur des préoccupations des grands médias, et l&#8217;offre s&#8217;enrichit chaque jour. Pour essayer de cerner la différence entre webdocumentaire et webreportage, il nous faut revenir au cinéma documentaire traditionnel. Dans les prochains articles, je tenterai d’analyser ce que peut le webdocumentaire par rapport au documentaire à la narration linéaire. Entre reportage et documentaire, une différence d’enjeu Dans le reportage, la problématique est posée avec des interrogations du genre : * comment ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<p>En ce début d&#8217;année, le webdocumentaire est bien au coeur des préoccupations des grands médias, et l&#8217;offre s&#8217;enrichit chaque jour. Pour essayer de cerner la différence entre webdocumentaire et webreportage, il nous faut revenir au cinéma documentaire traditionnel. Dans les prochains articles, je tenterai d’analyser ce que peut le webdocumentaire par rapport au documentaire à la narration linéaire.</p>
<h2>Entre reportage et documentaire, une différence d’enjeu</h2>
<p>Dans le reportage, la problématique est posée avec des interrogations du genre :</p>
<p>* comment ça marche ?<br />
* comment ça se passe là-bas ?<br />
* comment fait-on ça ?</p>
<p>L’<strong>enjeu</strong> d’un reportage est donc d’expliquer un fonctionnement. <strong>Il s’interroge sur des conséquences </strong>(les conséquences de la crise financière sur les pays du tiers-monde, par exemple).</p>
<p>Pour le documentaire, l’enjeu est davantage d’expliquer les mécanismes qui font qu’on en est arrivé là. Le questionnement est plutôt du type :</p>
<p>* qu’est-ce qui fait que…?<br />
* pourquoi…?<br />
* en quoi…?</p>
<p>Le questionnement est plus complexe dans le cas d’un documentaire et devra également passer par des « chaînes de production » qui elles-mêmes sont faites de mini-reportages. <strong>Le documentaire interroge les conséquences et en analyse les causes </strong>(qu’est-ce qui fait que cette crise financière a eu lieu, quelles en sont les conséquences sur les pays du tiers-monde ?).</p>
<p>Aucun jugement de valeur n’oppose reportage et documentaire, il existe de bons reportages et de mauvais documentaires, et vice-versa. La valeur tient à la réponse (le fond, la forme et les fonctionnalités pour le webdocumentaire) apportée par l’(es) auteur(s) à l’enjeu du projet.</p>
<p>En définitive, le point de vue sera d’autant plus affirmé qu’on est dans un documentaire, l’enjeu portant en effet moins à conséquence dans un reportage.</p>
<p>Vous pouvez vous reporter à  l’article de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire" target="_blank">Wikipédia</a>(1) sur le documentaire. Il propose cette distinction :</p>
<p>« Le documentaire se distingue (aussi) du reportage. Il est parfois très difficile de faire la distinction entre un reportage et un documentaire. Il faut donc juger les œuvres dans leur globalité, sur un ensemble de critères. Par exemple :</p>
<div>* les intentions de l’auteur, le synopsis</div>
<div>* la longueur</div>
<div>* le cadre</div>
<div>* la sophistication du montage</div>
<div>* l’habillage sonore et musical</div>
<div>* les techniques utilisées&#8230;</div>
<p>Une autre manière de distinguer le documentaire du reportage pourrait être de dire que pour le premier, l&#8217;auteur appelle la réalité à soi, tandis que pour le second, c&#8217;est l&#8217;inverse. »</p>
<p>Enfin j’ai trouvé cette différentiation entre documentaire et reportage de Didier Mauro, l’idée est que le documentaire s’inscrit dans le temps quand l’actualité est éphémère :</p>
<p>« Le documentaire relève du champ artistique (et cinématographique) alors que news, reportages et magazines procèdent du champ journalistique. […] Les films documentaires sont considérés comme des œuvres, destinées à perdurer ou à témoigner d’une époque, tandis que les programmes audiovisuels journalistiques sont essentiellement constitués d’une “information – jetable” sans objectif de pérennité […](2). »</p>
<p>La notion de temps est très importante pour bien différencier le documentaire du reportage journalistique. Ce dernier est pour l’essentiel au présent, lié à l’actualité. L’intérêt du documentaire est d’observer le présent et de le mettre en perspective en interrogeant le passé (voir de se projeter dans le futur). C’est peut-être cette condition, mettre le présent à l’épreuve du temps, qui permet de comprendre les causes d’un phénomène observable ici et maintenant. Le documentaire s’inscrit véritablement dans le temps, c’est aussi pour cette raison que le documentaire peut faire date…</p>
<h2>L’objectivité (supposée) journalistique face à la subjectivité (assumée) du documentariste</h2>
<div id="attachment_1979" class="wp-caption alignleft" style="width: 124px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/massoud.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4497" title="massoud" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/massoud.png" alt="" width="114" height="110" /></a>
</dt>
</dl>
</div>
<p>Face à  la<a href="http://journalism.utexas.edu/sp/groups/public/@commjourfac/documents/general_information/prod75_027392.pdf" target="_blank"> théorie de la neutralité journalistique</a> (3) basée sur le « nobody’s point of view » (le point de vue de personne), le documentariste affirme au contraire son point de vue d’auteur.</p>
<p>Dans le film Massoud l’Afghan (4), Christophe de Ponfilly affirmait vouloir « parler à la première personne » tout en poursuivant dans son commentaire off que « ce n’était pas notre guerre et pourtant »… Plus loin il expliquait :</p>
<p>« Je voulais juste filmer le courage de ces paysans dont Massoud était le héros […]. À cette époque, je rêvais encore d’un film agissant sur l’histoire et croyant en la justice […] Mes films étaient devenus partisans ; l’objectivité journalistique me semblait suspecte. »</p>
<p>La principale différence entre reportage et documentaire se situe donc dans l’affirmation du point de vue de l’auteur. Pas forcément en s’engageant comme Christophe de Ponfilly, en utilisant le cinéma pour défendre une cause (juste). Mais en assumant tout simplement sa subjectivité.</p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_1983" class="wp-caption alignleft" style="width: 168px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/thomas-coex.png"><img class="alignleft size-full wp-image-4499" title="thomas-coex" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/thomas-coex.png" alt="" width="158" height="106" /></a><br />
<p class="wp-caption-text">Figure 2-© Thomas Coex/AFP Christophe de Ponfilly avec, en arrière-plan, un portrait du commandant Massoud</p></div>
<p>Je renvoie ici encore à  l’article de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire" target="_blank">Wikipédia</a> (5) pour la question de l’objectivité et de subjectivité :</p>
<p>« La pratique révèle que la limite entre objectivité et point de vue du cinéaste est particulièrement ténue : un documentaire répond toujours à une démarche de son auteur, et propose donc une vision particulière. Cette vision résulte principalement de choix, que ce soit au niveau du sujet traité, des moyens, de l&#8217;approche ou, surtout, du montage. Un documentaire est donc une véritable œuvre de création, qui ne saurait prétendre à l&#8217;objectivité, contrairement à ce dont il se voit souvent implicitement investi. »</p>
<p>Mais c’est parce que l’auteur aura d’autant mieux défini son point de vue en nous exprimant d’où il parle, en nous disant qui il est, en nous dévoilant par exemple le dispositif narratif, que le spectateur sera en mesure de se forger sa propre opinion sur ce qui lui est présenté, et ainsi d’objectiver.</p>
<h2>La focalisation</h2>
<p>Rappelons ici les notions de focalisation que l’on utilise généralement pour la littérature mais qui peuvent néanmoins s’adapter aux modes narratifs du documentaire. Ces quelques lignes sont tirées de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Narratologie" target="_blank">l’article de Wikipédia sur la narratologie</a> (6) :</p>
<p><strong>Focalisation externe</strong></p>
<p>L’histoire est racontée à travers le regard d’un narrateur extérieur à l’histoire qui n’y participe pas.</p>
<p><strong> Focalisation interne</strong></p>
<p>L’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage.</p>
<p><strong>Focalisation zéro </strong>(point de vue omniscient)</p>
<p>Le narrateur sait tout et en sait même plus que les autres personnages. »</p>
<p>Le documentaire (comme le roman) alterne les différents types de focalisation. Je rajouterais qu’avec la focalisation externe, le narrateur est témoin de l’histoire racontée ; la focalisation interne permet de faire partager le ressenti du personnage.</p>
<div id="attachment_1984" class="wp-caption alignright" style="width: 123px"><a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/moore.png"><img class="alignright size-full wp-image-4500" title="moore" src="http://webdocu.fr/web-documentaire/wp-content/uploads/2010/02/moore.png" alt="" width="113" height="158" /></a><br />
<p class="wp-caption-text">Figure 3-Michael Moore dans Roger and Me.</p></div>
<p>Dans Roger and Me, Michael Moore se met en scène.</p>
<p>Il traque inlassablement (tel Droopy, le personnage de Tex Avery) le PDG de General Motors, Roger Smith. Michael Moore veut lui faire prendre conscience des conséquences de sa politique de restructuration de la compagnie sur la ville de Flint (ville natale du réalisateur). Le récit est à la première personne (focalisation interne) ; parfois, des chiffres viennent ponctuer les pérégrinations du journaliste d’investigation (focalisation zéro).</p>
<h2>Le point de vue, le hors-champ</h2>
<p>Dans la lecture, le visionnage, d&#8217;une œuvre de fiction ou de documentaire, il y a toujours pour nous, lecteur ou spectateur, une quête de vérité. Dans le cas du webdocumentaire, comme pour le documentaire traditionnel, il s&#8217;agit d&#8217;une vérité travaillée à partir du matériau « réalité ». Cette vérité n&#8217;est toujours que l&#8217;expression du point de vue d&#8217;un auteur sur les choses.</p>
<p>Il n&#8217;est pas aisé de définir ce qu&#8217;est le point de vue. Surtout qu&#8217;il s&#8217;immisce à tous les stades de la création d&#8217;une œuvre, c&#8217;est ce qui porte les différents médias qui constituent l&#8217;œuvre (plus ou moins ou pas du tout) interactive mais c&#8217;est aussi ce qui donne la spécificité du regard de l&#8217;auteur.</p>
<p>Le point de vue passe par exemple par le choix que l&#8217;on fera dans le placement de la caméra pour filmer une scène. Cela passe aussi par le choix d&#8217;aller interroger tel spécialiste plutôt que tel autre. Le point de vue documenté c&#8217;est approfondir/orienter ces recherches sur un domaine plutôt qu&#8217;un autre, en utilisant comme filtre, comme cadre, l&#8217;enjeu même du projet : c&#8217;est la problématique posée avec l&#8217;œuvre interactive comme outil.</p>
<p>Pour ce faire, on confronte des avis. Il ne s’agit pas d’opposer de façon stérile des avis contraires comme c’est souvent le cas dans les mauvais reportages (je cite de mémoire Jean-Luc Godard qui a toujours eu le goût des formules percutantes : « La télévision c’est 5 minutes pour les juifs, 5 minutes pour Hitler. »)… Mais il faut confronter les points de vue, les juxtaposer, pour essayer, pour voir ce que provoque cet entre-deux. Car c’est bien dans cet entre-deux que se crée le sens, une brèche où l&#8217;individu s&#8217;engouffre.</p>
<p>Le point de vue, c&#8217;est faire le choix de ce que l&#8217;on montre mais aussi de ce que l&#8217;on ne montre pas, c’est-à-dire le hors-champ. Au cinéma, le son est souvent utilisé pour nous rappeler l&#8217;environnement dans lequel évoluent les personnages. Dans les webdocumentaires, la bande-son est primordiale, elle permet de contextualiser, de baigner le spectateur dans une ambiance ; elle permet également de donner de la profondeur aux images (fixes la plupart du temps). Souvent on parle de la télévision comme d&#8217;une fenêtre sur le monde. Cette métaphore s&#8217;oppose aussi au fait que l&#8217;on regarde sur un écran. Un écran, ça fait écran (comme disait Godard encore une fois). Un écran (de télévision, d&#8217;ordinateur) est délimité par un cadre. C&#8217;est dans ce cadre que les auteurs donnent à voir mais aussi qu&#8217;ils nous cachent une partie de l&#8217;environnement qui les entoure. Ce qui nous est caché sera alors suggéré par le son. Certains réalisateurs, eux, utilisent d&#8217;autres procédés. Je pense à van der Keuken qui se servait parfois d’un décadrage lors de la prise de vue comme pour nous signifier que le monde n&#8217;est pas uniquement fait de ce qu&#8217;on nous montre, frontalement…</p>
<p>Notons ici qu’en multipliant les écrans, le webdocumentaire n’en reste pas moins, comme le documentaire, une représentation du monde. Il ne donne pas plus que le cinéma, la littérature ou la télévision de vision plus réelle du monde – car la réalité n’est pas non plus une accumulation de tous les points de vue… Et il existera toujours un hors-champ !</p>
<p>Je conclurai  cet article avec un passage d’Albert Londres (7) sur le rôle du journaliste :</p>
<p>« […] <em>je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses.</em></p>
<p><em>Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie.</em> »</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>1) <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire</a>.</p>
<p>2)  Dans Le Documentaire, cinéma et télévision, Dixit, 2005.</p>
<p>3)Lire p. 43 dans Mediating the Message: Theories of Influences on Mass Media Content, Longman Publishers, 1996 : <a href="http://journalism.utexas.edu/sp/groups/public/@commjourfac/documents/general_information/prod75_027392.pdf" target="_blank">http://journalism.utexas.edu/sp/groups/public/@commjourfac/documents/general_information/prod75_027392.pdf</a></p>
<p>4)Film sorti en 1998 (commencé en 1981) qui raconte le combat des troupes du commandant Massoud contre les Soviétiques d’abord, contre les Talibans soutenus par les Pakistanais ensuite.</p>
<p>5)Lire la suite de l’article de Wikipédia sur le documentaire dans la partie « la question de l’objectivité » : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Documentaire</a></p>
<p>6) Article de Wikipédia sur la narratologie : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Narratologie" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Narratologie</a></p>
<p>7)   Lire p. 541 Albert Londres, œuvre complètes, Arléa, 2007.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/06/05/la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi (il faut) faire des webdocumentaires ?</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/03/29/pourquoi-il-faut-faire-des-webdocumentaires/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/03/29/pourquoi-il-faut-faire-des-webdocumentaires/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 05:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>
		<category><![CDATA[Crou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=2408</guid>
		<description><![CDATA[Au travers du Quichotte du Web, je veux vous expliquer pourquoi j’ai décidé de m’investir totalement dans le webdocumentaire, sous toutes ses formes. Comme d’autres, je prends le risque alors que  son modèle économique n’est pas véritablement trouvé, alors que la crise, à première vue, ne facilite pas le lancement de nouveaux projets… Avant propos Ce blog n’a pas vocation à épuiser les champs de recherche à la fois récents (webdocumentaire) et déjà anciens (cinéma documentaire, narration interactive, structuration de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<p>Au travers du <span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong><a href="http://linterview.fr/new-reporter/category/la-communaute/6-blogs/olivier-crou/" target="_blank">Quichotte  du Web</a></strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">, je veux vous  expliquer pourquoi j’ai décidé de m’investir totalement dans le  webdocumentaire, sous toutes ses formes. Comme d’autres, je prends  le risque alors que  son modèle économique n’est pas véritablement  trouvé, alors que la crise, à première vue, ne facilite pas le lancement  de nouveaux projets…</span></p>
<div class="mceTemp" style="margin: 1ex;">
<h2>Avant propos</h2>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ce blog n’a pas vocation  à épuiser les champs de recherche à la fois récents (webdocumentaire)  et déjà anciens (cinéma </span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">documentaire, narration interactive, structuration  de l’information sur Internet, technologies du Web). Ce serait d’ailleurs  bien ambitieux et ce serait le travail de toute une vie. Parce que,  désolé pour ce qui peut sembler être un truisme, mais nous sommes  sur un marché en développement, un marché lié à l’innovation  et donc en perpétuelle évolution… </span></p>
<div id="attachment_2437" class="wp-caption alignright" style="width: 144px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/quichotte1.png"><img class="size-full wp-image-2437" title="quichotte1" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/quichotte1.png" alt="    Figure 1-Donquichotte de la Manche par Pablo Picasso  Ce blog n’a pas vocation à épuiser les champs de recherche à la fois récents (webdocumentaire) et déjà anciens (cinéma " width="134" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">    Figure 1-Donquichotte de la Manche par Pablo Picasso </p></div>
<p>On pourrait, m’accuser d’enfoncer  les portes ouvertes en ne citant qu’un extrait (hors contexte) de  la phrase précédente, alors pour devancer les éventuels raisonnements  de sophistes qui dénotent plus d’une réaction épidermique que d’une  véritable réflexion : « ennemis » du Quichotte du Web, passez votre  chemin, le Web est bien plus vaste que la Manche !</p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">… Ainsi, j’ai dû, lors  de mon travail de thèse professionnelle, balayer ces différents champs  tout en sélectionnant, en rassemblant, en hiérarchisant, en agençant  des connaissances de ces différents domaines pour comprendre ce qui  est à l’œuvre dans le webdocumentaire. Cette étude est donc transverse.  Ces connaissances, je les ai puisées dans mes lectures, dans les entretiens  que j’ai menés pendant des mois, mais aussi tout au long de mon parcours  professionnel de 20 ans dans l’audiovisuel. Il m’a paru indispensable  de jeter un pont entre ces différents domaines – sémiologie, narratologie,  communication, marketing, technologie – pour analyser le webdocumentaire  comme objet de narration, pour mieux cerner ses enjeux et possibilités.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Je souhaitais comprendre l’apport  du webdocumentaire comme vecteur pour analyser notre monde ; le comprendre  en termes d’usages, de promesses de valeur sur un marché qui n&#8217;a  pas encore trouvé son véritable modèle économique, tout en détaillant  les technologies envisagées.</span></p>
<h2>Introduction</h2>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Les problématiques posées  à la naissance du Web il y a seulement vingt ans ont évolué,  se sont précisées. Ce qui était « vague, but exciting » comme le  commenta Mike Sendall, qui donna à Tim Berners-Lee le feu vert pour  développer son projet au CERNE à l’hiver 1989 (voir paragraphe Le  webdocumentaire, un moyen de crédibiliser les informations </span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: medium;">)</span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> est devenu un monde en soi : un « monde parallèle », « un monde miroir »  où l’on a de plus en plus besoin de repères… Un monde où nous  sommes </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>saturés  d’informations</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">, où  le </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>risque  majeur devient « l’infopollution </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">» ;  un monde où nous devons redoubler de vigilance par rapport à la rumeur,  ou tout simplement pour avoir une vision crédible des choses. Mais  à y regarder de près, on se rend compte qu’une des problématiques  du Web qui était vraie il y a vingt ans, est plus que jamais d’actualité.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">À l’origine, le Web fut conçu  comme un véritable réservoir d’informations. Très vite, devant  l’abondance toujours croissante de cette masse d’informations, il  a fallu se retrouver dans cet amas désorganisé. Une métaphore bien  connue est celle de la grande bibliothèque. Et un ami me le fit remarquer  un jour, filant la métaphore : « Que serait une bibliothèque dans laquelle  tout le monde pourrait balancer des livres en tas sans se soucier de  les retrouver ? »</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Il fallut donc retrouver les  livres en les classant. Ce fut l’époque des annuaires vers le milieu  des années 1990 avec Yahoo, Alta Vista, Voilà (bien d’autres existent  de nos jours et cohabitent avec les moteurs de recherche). Puis vinrent  les moteurs de recherche tel Google qui, très vite, devint hégémonique  (+ de 90 % des Français l’utilisent pour effectuer une recherche).  Il fallait retrouver l’information. En faisant une recherche par occurrence,  on souhaite accéder rapidement à une réponse qui nous satisfasse  (je pense au phénomène de sérendipité). C’est l’ère du Web  sémantique, où des « robots intelligents » nous permettent de filtrer  les infos.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Puis, il y a 8 ans, il y eut  les wikis. Formidables outils encyclopédiques (?) où tout le monde  peut publier un article ; où tout le monde peut intervenir pour le modifier,  le corriger ; où </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>la  communauté tout entière fait autorité</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  Une façon de rendre les informations disponibles objectives, </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>la masse des contributeurs  faisant consensus</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">…</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Mais rappelons-nous seulement  les premières encyclopédies à l’ère des lumières : Diderot, d’Alembert  furent à l’origine de ces formidables outils pour comprendre le monde,  donner à tout un chacun les moyens de l’analyser. Ces noms prestigieux,  ils font référence parce qu’on s’appuie sur des esprits curieux  et compétent. Il y eu le dictionnaire philosophique portatif (déjà  à l’époque) de Voltaire qui lui fit dire dans une lettre de 1756  à d’Alembert :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Je voudrais  bien savoir quel mal peut faire un livre qui coûte cent  écus. Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution ; ce sont  les petits livres portatifs à trente sous qui sont  à craindre. Si l’évangile avait coûté douze cents sesterces, jamais  la religion chrétienne ne serait établie</em><sup><em>1</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ce que je veux rappeler ici,  c’est que ce sont bien des </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>auteurs  qui font autorité</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  On achète le <em>Robert</em> parce que, derrière, il y a Alain Rey irremplaçable  linguiste, étymologiste de renom. À l’évocation même de son nom,  on sait que le propos sera à la fois sérieux, érudit et dit avec  élégance, finesse, perçu même comme parole d’évangile… Ce qui  est sûr, c’est que même si l’on peut mettre en doute ce qui est  dit (c’est toujours </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>affaire  de point de vue</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">), je  sais qui écrit, qui est l’auteur. Je peux ainsi </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>me  faire mon propre exercice critique</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Je n’oppose pas la valeur  des wikis (collaboratives, communautaires par définition) aux œuvres  d’auteurs de référence. Les deux cohabitent. J’ai moi-même longuement  puisé dans les ressources de Wikipédia lors de mes recherches. Libre  à nous de vérifier la véracité de l’information obtenue en multipliant/confrontant  les sources comme le fait tout bon journaliste…</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Et le webdocumentaire dans tout  ça, me direz-vous ?</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ce blog, qui vous restitue  le travail de ma thèse professionnelle, essaie de montrer en quoi </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>le webdocumentaire  est une nouvelle opportunité d’appréhender le monde</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">. Qu’en étant un point de vue d’auteur,  le webdocumentaire permet au « lectacteur » d’objectiver. Que par  sa nature même, il permet d’agréger, de structurer, de hiérarchiser,  de concaténer l’information, tenu par un fil conducteur qui est </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>le récit interactif</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">. Qu’en utilisant la mobilité (100  Mbits de débit prévu pour la 4G, en service en 2012 en France), la  géolocalisation, la réalité augmentée, il permettra de nous accompagner  à la découverte du monde en ayant avec soi des moyens de relativiser,  ou d’en savoir toujours plus. Un fil à la patte mais pour étancher  notre soif de savoir.</span></p>
<div id="attachment_2413" class="wp-caption alignleft" style="width: 240px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/onf.png"><img class="size-full wp-image-2413" title="onf" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/onf.png" alt="Figure 2-Capture d'écran du site des vidéos en ligne de l'ONF." width="230" height="219" /></a><p class="wp-caption-text">Figure 2-Capture d&#39;écran du site des vidéos en ligne de l&#39;ONF.</p></div>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>webdocumentaire  nous permettrait de donner du sens au Web</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  Les grands médias tels Arte, <em>Le Monde,</em> France télévisions,  Canal +, France 24, la BBC… ne s’y sont pas trompés et l’ont déjà  expérimenté. Ils ont bien compris qu’ils avaient tout intérêt  à s’impliquer dans la production ou la diffusion de webdocumentaires,  dans un double but : amener les téléspectateurs vers le Web et capter  les jeunes internautes pour les renvoyer vers leur cœur de métier  originel. Les médias, pour rester des références, pour faire autorité  dans </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>un  monde qui a besoin de repères</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">,  ont donc lancé leur plateforme de webdocumentaire.</span><br />
<span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Ainsi, à côté des moteurs,  des annuaires, des wikis, des métamoteurs, des blogs, il semble qu’une  place existe pour le webdocumentaire.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le Web a besoin de hiérarchisation,  de structuration, d’outils d’analyse. Il semble bien que le webdocumentaire  puisse répondre à nos attentes.</span></p>
<h2>Le  webdocumentaire, un moyen de crédibiliser les informations</h2>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le 13 mars 2009, le CERN  (Organisation européenne pour la recherche nucléaire) rendait hommage  au projet de Tim Burners-Lee qui allait donner naissance au Web :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Il y a vingt  ans naissait un projet qui allait transformer le monde  à jamais. Tim Berners-Lee remettait  à son chef Mike Sendall un document intitulé  “Gestion de l’information : une proposition”</em><sup><em>2</em></sup><em>.</em></span></p></blockquote>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>“Vague, but  exciting” (un peu vague, mais prometteur) commenta Mike Sendall, qui  donna à Tim Berners-Lee le feu vert pour développer son projet. L’année  suivante, le World Wide Web était né</em><sup><em>3</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Vingt ans après, la problématique est  de hiérarchiser, d’agencer, de donner de la pertinence aux infos  trouvées sur Internet. Mais comme le disait Tim Burners-Lee en 2005 :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Même le site  le plus clair, le plus intelligent et le plus  étendu ne peut espérer la richesse d&#8217;information contenue dans un  bon livre de référence. Internet, très clairement, ne peut pas remplacer  une bibliothèque publique bien organisée</em><sup><em>4</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<h4><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>Trop d’info  tue l’info</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le siècle dernier a produit  plus d&#8217;informations que le reste du millénaire ; et notre époque a  produit durant les dix dernières années davantage d&#8217;informations qu’au  cours des cinquante qui ont précédé. Toutes ces informations se retrouvent  inévitablement déversées en un magma informe sur Internet ; les bonnes  comme les mauvaises (fakes, hoaxs, rumeurs…) sont dispersées, enchevêtrées,  noyées. Dans ce contexte, difficile de s’y retrouver pour l’internaute.  Aussi est-il juste de parler comme Joël de Rosnay d’un risque majeur avec  « l’infopollution » :</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Nous avons  eu la pollution de l’air et celle de l’eau… La pollution par l’information  est particulièrement insidieuse : s’il n’a pas appris  à la trier, l’individu est vite submergé</em><sup><em>5</em></sup><em>. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Les plates-formes comme Youtube  ou Dailymotion regorgent de reportages dont nous ne connaissons ni la  provenance ni la date d’enregistrement. Combien d’images du conflit  israélo-palestinien utilisées dans les journaux télévisés sont  en réalité des « fakes » ou anachroniques ? Rarement, mais encore trop  souvent, les journalistes dans la course au scoop (et Internet n’a  rien arrangé de ce côté, voire a accentué le phénomène) ne prennent  pas le temps de vérifier les sources de leurs images.</span></p>
<h4><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><em>L’ère  de la réputation</em></span></h4>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Comment, dès lors, l’internaute  peut-il discerner le vrai du faux ? Comment donner un quelconque crédit  aux informations (ou médias) glanées ici ou là ?</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Dans un article paru sur le  site La vie des idées<sup>6</sup>, Gloria Origgi croit en une sagesse  d’Internet. Le </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>PageRank</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> de Google, les systèmes de </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>collaboration</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> et de </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>coopération</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> mis en place par les internautes (wikis,  logiciels open source…), les recommandations des connaisseurs, tendent  à élaborer un gigantesque </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>« algorithme »  qui assurerait la pertinence, le filtrage des informations</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Mon idée,  c’est que le succès du Web […] vient de sa capacité  à fournir non pas tant un système potentiellement infini de stockage  de l’information, qu’un réseau gigantesque de systèmes  de hiérarchisation et d’évaluation dans lesquels l’information  prend de la valeur pour autant qu’elle a déjà  été filtrée par d’autres êtres humains. Ma modeste prévision  épistémologique est que l’âge de l’information est en train d’être  remplacé par un âge de la réputation dans lequel la réputation de  quelque chose – c’est-à-dire la manière dont les autres l’évaluent  et la classent – est la seule manière dont nous pouvons tirer une  information à son sujet […]. »</em></span></p></blockquote>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Faut-il croire en cette vision  quelque peu angélique de l’autorégulation d’Internet ? Pourquoi  pas.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Les chaînes de télévision,  les organes de presse sont des références pour le public en matière  d’information. Le webdocumentaire en agrégeant les contenus disponibles  sur Internet, en les structurant, en affirmant un point de vue (documenté)  sur les choses peut, lui aussi, dans une certaine mesure, donner du  crédit à ces informations.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">En effet, l’auteur (ou les  auteurs) en filtrant les informations, en les sélectionnant et en ne  conservant que ce qu’il aura vérifié comme juste, a (ont) un véritable  rôle à jouer. Le webdocumentaire, n’est pas lié à l’actualité  (voir il s’en détache très nettement voir la différence entre </span><span style="color: #000000;"><a href="../la-difference-entre-webdocumentaire-et-webreportage/" target="_blank"><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">(web)reportage et  (web)documentaire</span></span></a></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><span style="color: #000000;">)</span> et ne devrait donc pas se perdre dans ses dérives. </span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"><em>« Le narrateur veut  être le gardien de la mémoire des lieux  à travers le temps</em><sup><em>7 </em></sup><em>», </em> écrivait ma sœur Christine Crou dans sa thèse à propos du narrateur  de <em>Dora Bruder</em> de Patrick Modiano ; le webdocumentaire s’inscrit  dans le temps et propose, lui aussi, une vision d’auteur, crédible.</span></p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">En 1996, je réalisais des films  pour Itinéris (devenu depuis Orange), qui proposait une nouvelle offre  de forfaits de téléphone portable ciblée grand public. À l’époque  nous ne savions pas si cette offre allait trouver son public, justement,  si le portable allait prendre. Et puis tous les ans, les objectifs de  croissance ont été largement dépassés par le secteur des ventes  de l’opérateur de téléphonie.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Aujourd’hui, le marché du  téléphone portable, malgré la crise, continue de croître, tiré  par les smartphones haut de gamme et les abonnements Internet illimité.  4 milliards d’abonnés au téléphone portable dans le monde<sup>8</sup> sur 6,5 milliards d’êtres humains ! Qui aurait cru cela au milieu des  années 1990 ? Créer le besoin, voilà ce qu’ont réussi les marketers  et leurs équipes force de vente ! Que de changements dans les comportements :  combien de personnes, pourtant très réfractaires à l’idée « d’avoir  un fil à la patte », ont fini par se laisser tenter ?</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Va-t-on observer les mêmes  bouleversements dans les usages pour la mobilité documentaire ?  Il y aura peut-être, comme pour le cinéma, de véritables blockbusters  (grand public) de la mobilité documentaire, avec (grosse) campagne  de publicité associée. Mais aussi des webdocumentaires plus confidentiels  (élitistes ?) pour les passionnés, les amoureux de cette nouvelle forme  de création. Va-t-on voir l’éternel clivage entre cinéma d’auteur  (avec petits moyens) et production industrielle des studios hollywoodiens  réapparaître ?</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">En tout cas, les terminaux mobiles,  les réseaux de diffusion, les nouvelles technologies (HTML5, DVB-SH,  LTE, HBBTV, réseaux très haut débit) sont prêts à être déployés  pour « offrir » au consommateur une télévision mobile personnelle.  Le monde n’a probablement pas terminé son processus d’individualisation  de l’offre de service. Dans le même temps, de nouvelles e.communautés  n’ont pas fini de voir le jour pour retisser du lien social et contrebalancer  la perte de l’esprit d’entraide (?).</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Le webdocumentaire est sur le point de trouver un modèle économique avec de véritables financements  par les chaînes de télévision, la presse écrite, les aides publiques.  Viendront probablement investir dans le webdocumentaire (en mobilité)  les agences de voyages et les guides touristiques associés, l’Éducation  nationale et les organismes de formation et de recherche mais aussi  les banques, les assurances, les sociétés de services en tout genre…  En fait, toutes les entreprises publiques et privées qui ont intérêt  à accompagner « leurs clients » partout où ils se trouvent, peuvent,  potentiellement, financer des webdocumentaires.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">La recherche et l’expérimentation  pour ces nouvelles formes de création sont en pleine effervescence.  Probablement sommes-nous au début d’une ère nouvelle pour cette  forme de narration. Même si la littérature hypertexte, numérique,  digitale et autre cyberlittérature ne date pas d’hier, il est vrai…  Que de chemin parcouru entre <em>La Sortie des usines Lumière</em> et <em> Être et Avoir</em> de Nicolas Philibert ! En un siècle de cinéma, que  d’inventions techniques et narratives pour le 7<sup>e </sup>art ! Que  sera le webdocumentaire vers 2110 ?</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Que ce soit pour le divertissement  ou pour le savoir, à cheval entre culture et art, partagé entre industrie  et artisanat, comme moyen de propagande ou comme outil de réflexion,  le webdocumentaire se cherche et apparaît sur nos différents écrans.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">On dit parfois qu’un </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>film</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> (documentaire), par ses choix artistiques,  par ses partis pris de réalisation, est </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>une  réflexion sur le cinéma </strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">;  le </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>webdocumentaire</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;"> par sa mise en espace (du réel dans  un monde virtuel) </span><span style="font-family: Century Gothic; color: #333333; font-size: small;"><strong>nous  parle des possibilités narratives d’Internet</strong></span><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">.  En ces années Web 2.0, plus de vingt ans après l’acte fondateur  du Web, le webdocumentaire est, à n’en pas douter, une nouvelle façon  d’appréhender le monde.</span></p>
<p><strong><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">Notes</span></strong></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">1) Tiré de l’article de Wikipédia sur le dictionnaire philosophique : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire_philosophique" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire_philosophique</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">2) À voir : <a href="http://www.w3.org/History/1989/proposal.html" target="_blank">http://www.w3.org/History/1989/proposal.html</a></span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">3) Article aujourd’hui introuvable pris sur le site du Cern en mars 2009 à l’adresse :<br />
<a href="http://public.web.cern.ch/public/welcome-fr.html">http://public.web.cern.ch/public/welcome-fr.html</a></span></p>
<p>4) Intervention donnée en 2005 à la chaîne BBC, source Wikipédia : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee" target="_blank">http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee </a><br />
5) « Les risques de l’infopollution », entretien de Sacha Goldman avec Joël de Rosnay :</p>
<p>http://grit-transversales.org/archives/revue/001/pdf/rosnay.pdf</p>
<p>6) Voir l’article daté du 30 septembre 2009, « Sagesse en réseaux : la passion d’évaluer », de Gloria Origgi : <a href="http://www.laviedesidees.fr/Sagesse-en-reseaux-la-passion-d.html">http://www.laviedesidees.fr/Sagesse-en-reseaux-la-passion-d.html</a></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">7) Thèse de doctorat en littérature générale et comparée de Christine Crou, Roman policier et écriture romanesque contemporaine (France, Espagne), 2002, p. 311.</span></p>
<p><span style="font-family: Century Gothic; font-size: small;">8 ) Voir l’article de Toni Ahonen, « gourou de la mobilité » : <a href="http://www.mobile7th.futuretext.com/" target="_blank">http://www.mobile7th.futuretext.com/</a><br />
</span></p>
</div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2010/03/29/pourquoi-il-faut-faire-des-webdocumentaires/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Olivier Crou ouvre son blog sur WEBDOCU.fr</title>
		<link>http://webdocu.fr/web-documentaire/2007/02/26/olivier-crou-ouvre-son-blog-sur-linterviewfr/</link>
		<comments>http://webdocu.fr/web-documentaire/2007/02/26/olivier-crou-ouvre-son-blog-sur-linterviewfr/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2007 09:22:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Redaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[2. Le Quichotte du Web]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://linterview.fr/new-reporter/?p=2008</guid>
		<description><![CDATA[Olivier Crou est expert en audiovisuel Web &#38; TV. Il travaille depuis plus de 20 ans dans l’audiovisuel. Dans le cadre d&#8217;un Mastère Spécialisé en Ingénierie des Médias Numériques, formation dispensée par ESIEE/GOBELINS, il a écrit et soutenu une thèse professionnelle sur le webdocumentaire . Un document dans lequel sont abordés aussi bien les notions de base du documentaire, les outils du web et l’avenir des médias numériques. Il a souhaité ouvrir un blog sur WEBDOCU.fr dans lequel il nous ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!--StartFragment--></p>
<h3><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"></p>
<div id="attachment_2248" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2.png"><img class="size-thumbnail wp-image-2248" title="retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2" src="http://linterview.fr/new-reporter/wp-content/uploads/2010/03/retrouvez-olivier-crou-toutes-les-semaines-sur-linterview2-150x150.png" alt="Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Retrouvez Olivier Crou sur Le Quichotte du Web.fr</p></div>
<p>Olivier Crou est expert en audiovisuel Web &amp; TV. Il travaille depuis plus de 20 ans dans l’audiovisuel. Dans le cadre d&#8217;un Mastère Spécialisé en Ingénierie des Médias Numériques, formation dispensée par ESIEE/GOBELINS, il a écrit et soutenu une thèse professionnelle sur le webdocumentaire . Un document dans lequel sont abordés aussi bien les notions de base du documentaire, les outils du web et l’avenir des médias numériques. Il a souhaité ouvrir un blog sur WEBDOCU.fr dans lequel il nous livrera des extraits de son ouvrage. Vous pourrez les retrouver à l’adresse suivante : <a href="http://webdocu.fr/web-documentaire/category/pour-accueil/la-communaute/3-nos-blogs/2-le-quichotte-du-web/">http://webdocu.fr/web-documentaire/category/pour-accueil/la-communaute/3-nos-blogs/2-le-quichotte-du-web/</a></p>
<p>Retrouvez aussi Olivier Crou sur <a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=1360662108&amp;ref=ts" target="_blank">Facebook</a></p>
<p>La rédaction de WEBDOCU.fr vous souhaite une bonne lecture.</p>
<p>Vous souhaitez vous aussi ouvrir un blog ou nous faire part de vos points de vues ? Envoyez nous un mail à redaction@webdocu.fr</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://webdocu.fr/web-documentaire/2007/02/26/olivier-crou-ouvre-son-blog-sur-linterviewfr/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

